No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

Boys keep swinging


"The boys" : 2 tome en anglais, 1 troisième en route ; le tome 1 vient d'être publié en français.
Néault en parle très bien sur son excellent blog. Je ne peux rien ajouter à son analyse. Je dirai simplement que c'est un must-have pour tout fan de comics. "The boys" est violent, noir, sexuel, cru, mais surtout très intelligent et tortueux, tout en parvenant à créer des situations objectivement droles. Sur le fond, c'est un "Authority" pour adultes. Quittant les comics pour le cinéma, ça m'a aussi vivement évoqué le glauquissime "Prick up your ears" de Stephen Frears, l'un de mes films préférés. Ce comic représente le même genre de virage dans le genre que celui qu'a pu représenter le western spaghetti, avec ses héros sales et méchants, par rapport au western traditionnel à la John Wayne.
Si vous lisez des comics, attachez votre ceinture et foncez !
The boys, Garth Ennis

Commentaires

From the avenue a dit…
Je viens de découvrir cette série. vraiment excellent et les super-slips en prennent plein la g....
Gromovar a dit…
Tu vas apprécier. Un seul tome en dessous, le 5 Herogasm, mais dès le 6 ça redevient excellent.