Un léger bruit dans le moteur - Gaet's - Munoz

Un léger bruit dans le moteur , de Gaet’s et Jonathan Munoz, est un album one-shot, adaptation du roman éponyme de Jean-Luc Luciani. Il a obtenu le Prix SNCF du Polar en 2013 . Il ressort aujourd’hui chez Petit à petit . Un léger bruit dans le moteur se passe intégralement dans un minuscule village complètement coupé de l’extérieur. Personne ne s’y arrête jamais, personne n’y vit qui n’y était pas déjà depuis longtemps. Les seuls contacts du lieu avec le reste du monde sont assurés par le facteur qui apporte à intervalles réguliers les pensions qui permettent à la plupart des quelques habitants de survivre, et par l’épicière qui achète à l’extérieur les produits qu’elle « revend ensuite trois fois plus cher » , dixit. Dans ce village sans nom, guère plus qu’un hameau, il y a un enfant, sans nom lui aussi. Il a une dizaine d’années. C’est lui qui raconte, ou plutôt qui se raconte. L’enfant sans nom est orphelin de mère, morte en couches, il a un père qui vit des aides sociale,...

Lothar Bof !


1. L'anticipation sociale de Philippe Curval est très pertinente. Son Europe future est malheureusement convaincante.

2. Après un début engageant, ça devient catastrophique. Trois raisons à ça. D'abord, la construction tient plus de la pièce de théatre que du roman avec passages éclairs d'une scène à l'autre, deus ex machina et rebondissements à la Molière. Ensuite, le récit progresse essentiellement par l'entremise d'un psychologisme verbieux que ne renieraient pas les plus abscons de nos réalisateurs français. Enfin, il se dégage de l'ensemble une sorte de philosophie new age de bazar qui enrobe un discours scientifique parfaitement incompréhensible.

Lothar Blues, Philippe Curval

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