Dissipatio H.G. - Guido Morselli

« Il suffit d'un peu de courage.  Plus la douleur est déterminée et précise, plus l'instinct de la vie se débat, et l'idée de suicide tombe.  Quand j'y pensais, cela semblait facile. Et pourtant de pauvres petites femmes l'ont fait. Il faut de l'humilité, non de l'orgueil.  Tout cela me dégoute.  Pas de paroles. Un geste. Je n'écrirai plus. » Ces phrases, les dernières du Métier de vivre de Pavese, sont écrites neuf jours avant son suicide. Cette « idée de suicide », ce désir de mort, le narrateur anonyme de " Dissipation H.G. " les partage. Mais lui recule, n'utilise pas sa « fiancée à l’œil noir », et lorsqu'il sort de la grotte où il pensait mettre fin à ses jours, il réalise qu'il est maintenant seul sur Terre. Que toute l'humanité a disparu. Que ne reste plus que lui dans un monde vide d'hommes. " Dissipatio H.G. " est le journal de son expérience, vécue entre un village de montagne et la ville proche de Zuri

Lothar Bof !


1. L'anticipation sociale de Philippe Curval est très pertinente. Son Europe future est malheureusement convaincante.

2. Après un début engageant, ça devient catastrophique. Trois raisons à ça. D'abord, la construction tient plus de la pièce de théatre que du roman avec passages éclairs d'une scène à l'autre, deus ex machina et rebondissements à la Molière. Ensuite, le récit progresse essentiellement par l'entremise d'un psychologisme verbieux que ne renieraient pas les plus abscons de nos réalisateurs français. Enfin, il se dégage de l'ensemble une sorte de philosophie new age de bazar qui enrobe un discours scientifique parfaitement incompréhensible.

Lothar Blues, Philippe Curval

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