Harleen - Stjepan Sejic

Harley Quinn est un personnage fort et haut en couleurs de la galaxie Batman. Exubérante, violente, clairement foldingue, Harley Quinn est la « petite amie » du Joker, l’adversaire le plus dérangé de l’homme chauve-souris. Harleen , de Stjepan Sejic, est l’ Origin Story de cette héroïne aux costumes spectaculaires et à la personnalité fracturée. Fracturée, Harley l’est à l’évidence ; ses actes et ses mots le démontrent sans cesse. Capable parfois d’empathie ou de lucidité, elle paraît, la plupart du temps, habitée par une grande impulsivité qui se manifeste habituellement par des accès de violence, notamment en défense de celui qu’elle appelle « poussin   ou « canard ». Ce qui amène à une question d’importance à laquelle tente de répondre Stjepan Sejic : comment devient-on Harley Quinn ? Avant Harley, il n’y a qu’Harleen Quinzel, une psychologue affectée à sa demande à la prison-asile d’Arkham, à Gotham. Convaincue que la disparition de l’empathie qu...

Lothar Bof !


1. L'anticipation sociale de Philippe Curval est très pertinente. Son Europe future est malheureusement convaincante.

2. Après un début engageant, ça devient catastrophique. Trois raisons à ça. D'abord, la construction tient plus de la pièce de théatre que du roman avec passages éclairs d'une scène à l'autre, deus ex machina et rebondissements à la Molière. Ensuite, le récit progresse essentiellement par l'entremise d'un psychologisme verbieux que ne renieraient pas les plus abscons de nos réalisateurs français. Enfin, il se dégage de l'ensemble une sorte de philosophie new age de bazar qui enrobe un discours scientifique parfaitement incompréhensible.

Lothar Blues, Philippe Curval

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