La Dame de la Seine - Claire Duvivier

Chronique inquiète et, de fait, raccourcie (mon blog est resté 24 heures ni mort ni vivant, tel le Chat de Schrödinger, ce qui m’a perturbé un peu) . 1593, Christopher Marlowe est un jeune Anglais qui cumule les rôles de poète et d’espion de la couronne anglaise. Pour fuir une vilaine affaire, il est emmené en mission secrète à Paris par son supérieur, protecteur et ancien amant, Thomas Walsingham, membre du Conseil privé et neveu du défunt maître espion Francis Walsingham . A peine arrivé à l’ambassade anglaise, le duo tombe sur le cadavre pendu du gardien de l’établissement, Olivier. Une coïncidence trop grosse pour être catholique. Il faudra donc enquêter sur cette affaire afin de voir en quoi elle peut interférer avec la mission des deux Anglais, d’autant plus que Thomas connaissait et appréciait Olivier. Marlowe découvre une ville qu’il ne connaissait pas, habitée par la méfiance, la peur et le rigorisme de la Ligue, une ville pleine de mystères et de vieilles rancœurs. La Dame d...

Le temps d'un aller-retour


Après plus de dix ans de mise en parenthèse, Ursula Le Guin revisite par petites touches le monde de Terremer, et sa magie discrète qui sait faire vibrer chaque caillou et buisson d'un chapelet d'îles desquelles les dragons se sont éloignés, sans néanmoins vraiment les quitter. C'est une lecture humaine, chaleureuse et subtile, avec des mots simples et des histoires toujours surprenantes. Une belle revisite d'un grand classique, au travers de ces cinq nouvelles, comme le retour, le temps d'un après-midi d'été, sur les lieux à demi-effacés de son enfance. Bien que ce soit loin d'être indispensable, la lecture du court cycle de Terremer est tout de même conseillée. Cela permettra de cueillir pleinement le plaisir de comprendre immédiatement qui est cet homme appelé Epervier qui apparait dans une ferme perdue, et pourquoi l'Archimage du monde aime à dormir dans une étable.

Attention néanmoins, à ne pas confondre avec le semi-raté film d'animation japonais éponyme : si vous recevez un DVD après votre commande, vous vous serez trompé...
Contes de Terremer, de Urusla Le Guin

Commentaires

Gromovar a dit…
Les films d'animation japonais (surtout éponymes) c'est le mal. Et je ne dis rien des films de fantomes à cheveux gras.
Aigo a dit…
J'étais allé voir le film avec l'intention de l'aimer. Or, "avoir l'intention d'aimer" est très différent d' "avoir des attentes". Quand on a des attentes, on est généralement déçu. Quand on veut aimé, on découvre les qualités les plus insoupçonnables d'un film. Mais avec la distance objective, je dois admettre que "semi-raté" est certainement le meilleur terme pour décrire ce film.