Beneath the Trees Where Nobody Sees - Horvath

Woodbrook est une charmante petite ville de l’Amérique rurale. Les gens y sont bienveillants. Ils s’entraident. Ils vivent et travaillent ensemble en bonne intelligence. Dessinée en images enfantines (avec même une voix off écrite sur des fragments de cahier d’écolier) , peinte en couleurs pastels, Woodbrook nous est présentée par Samantha, l’ourse qui tient le magasin de bricolage et compte parmi les piliers de la communauté.  A Woodbrook, la vie est paisible, tout le monde se connaît, on n’y ferme pas sa porte tant la délinquance y est minuscule – sache, lecteur, qu’on n’y a noté aucun meurtre depuis quarante ans. Et voilà qu’un crime atroce est commis et mis en scène lors de la parade qui célèbre les deux cent ans de la ville. C’est toute la bourgade qui est bouleversée par cet acte impensable. Beneath the Trees Where Nobody Sees est un album de Patrick Horvath, lettré par Hassan Otsmane-Elhaou. Prenant son lecteur à contre-pied, il présente un petit paradis rural qu’il plonge ...

Tradittore


Voici un certainement bon roman pourri par une traduction lamentable. Sean Williams est l'une des gloires de la SF australienne. Il a gagné quantité de prix pour ses divers romans. "Reconstitué" (The resurrected man en VO) a d'ailleurs gagné le prix Ditmar qui est le prix australien le plus prestigieux. Il est sorti récemment chez Bragelone (aïe!). So what ?
"Reconstitué" est un roman noir de SF, un peu dans la veine de ce que fait Richard Morgan. L'histoire est plutôt maline et l'enquête est rapidement accrocheuse. Comme disent les anglais a real page turner. Le problème vient du style, plat comme celui d'une rédaction de collège, agressif de nullité. N'écoutant que mon courage, je suis allé sur le site américain d'Amazon pour lire quelques pages de la version originale sur la recherche au coeur. Et la, stupeur ! La VF est la traduction mot pour mot de la VO. Le genre de trad qu'on ne voit que dans des copies d'anglais de grands débutants. Les erreurs lexicales mises à part, on dirait que ça sort d'un traducteur web. Un véritable assassinat. Par magnanimité je ne donne pas ici le nom du traducteur, mais à l'avenir je l'éviterai comme la peste.
Deux options : lisez-le en VO ou abstenez-vous.
Reconstitué (The resurrected man), Sean Williams

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