On verra bien - Christophe Siébert

Après le lumineux Mickey et le Roi des pirates dans lequel tout finit par s'arranger, redescente sur Terre avec On verra bien de Christophe Siébert. Nouvelle déjà ancienne de Siébert, On verra bien  s'est appelée Tu es une pute avant d'être mertvecgorodisée. Elle est publiée aujourd'hui par la maisonette d'édition Ours . On verra bien commence mal, se poursuit mal, finit mal. C'est triste, crade, et malheureusement pas spécifique à Mertvecgorod. 20 pages d'abjection où se croisent dissociation, acceptation, et une modeste révolte ; mais reprochera-t-on à quelqu'un de n'aller pas plus loin que le maximum de ce qui lui est possible ? Cette petite histoire (format A6) qui rappelle qu'il vaut parfois mieux n'être la princesse de personne est publiée dans une version amoureusement cousue main par les amicaux tenanciers de la maison Ours. Un joli petit écrin pour une bien vilaine histoire, et une maisonette d'édition très sympathique qui p...

Slash the slashers


Pour les lecteurs de comics anglais, voici une série particulièrement rafraichissante. "Hack/Slash" raconte les aventures de Cassie Hack, une jeune fille qui a été confrontée de très près à un serial killer. Y ayant survécu, elle s'est donnée pour mission de traquer et d'abattre les serial killers et les slashers (ces derniers étant la version surnaturelle des premiers, dotés de pouvoirs surhumains, et largement capables de revenir de la tombe ; pensez au nombre de fois où Jason Voorhees est revenu d'entre les morts). Assistée d'un ami au physique étrange nommé Vlad, Cassie Hack traque ces malfaisants dans tous les Etats-Unis.
Le background de la série est très réussi et visite tous les passages obligés de la culture geek américaine. Une enquête par exemple se déroule lors d'un Spring Break, d'autres ayant pour cadre une convention de comics, un concert de black métal, un monde peuplé de goodies, etc. Enfin, Cassie rencontre aussi des slashers connus du monde cinématographique tels que Chuccky.
Ca saigne, ça coupe, ça brule, ça dévore, et autres délicatesses qui sont le sel des films d'horreur. Quand on aime c'est exquis.
Le graphisme varie fortement d'un épisode à l'autre du fait de l'intervention de dessinateurs différents. On préfèrera tel ou tel graphiste suivant son propre goût, mais les créatures sont toujours abominables, les meurtres très graphiques et Cassie très mignonne. Le scénario oscille sans cesse entre le sérieux d'une enquête où des vies sont en jeu et un humour second degré bien venu, et ces oscillations sont plutôt réussies, le dosage étant tel qu'aucun des deux aspects ne neutralise l'autre.
Le tome 4 sort bientôt, ça vous laisse juste le temps de lire les 3 premiers.
Hack/Slash, Tim Seeley

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