Beneath the Trees Where Nobody Sees - Horvath

Woodbrook est une charmante petite ville de l’Amérique rurale. Les gens y sont bienveillants. Ils s’entraident. Ils vivent et travaillent ensemble en bonne intelligence. Dessinée en images enfantines (avec même une voix off écrite sur des fragments de cahier d’écolier) , peinte en couleurs pastels, Woodbrook nous est présentée par Samantha, l’ourse qui tient le magasin de bricolage et compte parmi les piliers de la communauté.  A Woodbrook, la vie est paisible, tout le monde se connaît, on n’y ferme pas sa porte tant la délinquance y est minuscule – sache, lecteur, qu’on n’y a noté aucun meurtre depuis quarante ans. Et voilà qu’un crime atroce est commis et mis en scène lors de la parade qui célèbre les deux cent ans de la ville. C’est toute la bourgade qui est bouleversée par cet acte impensable. Beneath the Trees Where Nobody Sees est un album de Patrick Horvath, lettré par Hassan Otsmane-Elhaou. Prenant son lecteur à contre-pied, il présente un petit paradis rural qu’il plonge ...

Rock et culture


Un mot bref.
J'ai parlé il y a peu de l'excellent groupe hollandais Mecano qui, tel le Phenix, renaquit récemment de ses cendres. Je viens de recevoir leur nouvel album "Those revolutionary days", commandé sur Internet (je ne crois pas qu'il soit distribué en France), accompagné d'un mot manuscrit très aimable de Dirk Polak (j'apprécie l'attention à sa juste valeur).
On a toujours une petite crainte lorsqu'on achète de le nouvel album d'un groupe qui n'en a pas fait depuis des années. Quid novi sub sole ? Redite fatiguée ou pas ? Verdict : l'album est absolument excellent, peut-être meilleur que les productions plus anciennes car plus mature. Ce que Mecano a un peu perdu en énergie il l'a gagné en profondeur. La musique est moins rock, plus symphonique ; la voix de Dirk Polak est toujours grave et profonde mais il a acquis une lenteur bouddhiste dans l'élocution (il évoque parfois le Léonard Cohen de "I'm your man") du meilleur aloi ; les textes sont toujours poétiques et engagés et c'est ce qui fait la différence : Mecano sort des LP de poésie illustrée en musique comme d'autres publient des recueils de poésie illustrée.
Je conseille vivement la commande (album : 20 € + port, plaisir qu'on prend lorsqu'on vous dit : "toi tu aimes Mecano !?! (sous-entendu l'espagnol)" et que c'est l'occasion de faire un peu d'histoire du la musique indé : ça n'a pas de prix).
Those revolutionary days, Mecano

PS : On peut écouter le LP en lisant Serpentine, ça se marie à merveille.

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