Gagner la guerre t4 - Genet - Jaworski

Voici qu'arrive le tome 4 de l'adaptation BD du Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski par Genet et Jaworski lui-même. On avait laissé Benvenuto Gesufal en grand danger à la fin du tome 3.  Les mensonges et les machinations dont il a été partie commencent à émerger au grand jour alors que les dépités de la guerre de Ressine cherchent à se venger et à reprendre l'initiative politique. D'atout secret, Benvenuto devient une gène possible pour la maison Ducatore, au point que, alors que Ducatore semble retourner sa veste à son endroit, il ne voit plus que la fuite comme solution aux deux périls qui le menacent : l'emprisonnement à court terme et l'assassinat à moyen terme. Fuir dans la ville est utile pour échapper quelques temps à des lames trop aiguisées mais, clairement, quitter la ville est le seul moyen d'échapper à la mort. Recherché par spadassins et magiciens, le bretteur à gages doit mettre le plus de distance possible entre lui et la République de

Mecano pas pour les nuls


Pour le grand public, Mecano est ce groupe espagnol sans intérêt qui chanta "Hijo..." en 84 si mes souvenirs sont bons.

Mais Mecano ce n'est pas ça. C'est un groupe post-punk formé en Hollande en 79 par Dirk Polak. Le projet de Dirk Polak était de concevoir un concept artistique global, incluant musique, peinture, sculpture. Production chaotique d'albums et de mini-albums alternent avec des concerts, des expositions et des performances. La musique de Mecano est un mix d'énergie rock et d'expérimentation électronique. Mecano est le seul groupe à l'époque à jouer de l'accordéon sur scène sans donner l'impression d'être au balajo. L'utilisation du flanger (un effet que j'apprécie beaucoup) est massive. Dirk Polak chante en anglais, en français, en russe les textes poétiques qu'il écrit (influencé par André Breton ou Paul Eluard) et adapte, dans le dantesque "Untitled", un poème de Maïakovsky, le chef de file du futurisme russe. L'ambiance visuelle du groupe est d'ailleurs strictement dérivée du futurisme. Split au début des années 80. Tout ce qu'ils ont fait à l'époque est aujourd'hui introuvable et collector mais l'assassinat de son ami le réalisateur Theo Van Gogh a décidé Polak à retourner en studio pour enregistrer une chanson qui lui est dédiée et qui est incluse dans le nouvel album "Those revolutionary days". Enjoy !



Those revolutionary days, Mecano

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