L'infini vu d'avion - Philippe Cousin

L'infini vu d'avion  est un recueil de nouvelles de Philippe Cousin. Pas totalement SFFF, il est néanmoins agréable à lire dans sa forme de testament intellectuel et biographique. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le  Bifrost  n° 122, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : À leur manière, les personnages de Philippe Cousin tentent tous de forcer le destin, qui le leur rend bien en leur jouant un tour à sa façon. Il sera question dans L’infini vu d’avion de la redécouverte de Dieu par un instituteur agnostique, de l’amitié à vie d’un petit garçon pour un géant noir, du coup de foudre entre un veuf alcoolique et sa passagère clandestine, de la libido psychotique d’un adolescent fasciné par les Kennedy, de la course folle d’un boomerang égaré dans l’espace et le temps, de l’intelligence approximative d’un robot chinois à lacer et ...

Spartans !


300 spartiates contre des millions de perses (pour le moins ;-), c'est un peu l'un des piliers du scénario de Bug Brothers. Seule différence : Léonidas et ses hommes seraient interprétés par les employés d'une petite entreprise d'élimination de nuisibles, et des cafards, devenus prolifiques et agressifs à la suite d'une pollution due à la cupidité d'une multinationale, joueraient le rôle de l'armée perse.
Ce comic est absolument excellent, sûrement le meilleur que j'ai lu depuis des temps immémoriaux (avant que mon seigneur Conan monte sur le trône d'Aquilonie). "Y the last man", chroniqué il y a quelque temps, est très bien mais "The exterminators" est grandiose. Ils sortent de la même maison d'édition : Vertigo. Vraisemblablement pas un hasard.
Le scénario respecte un équilibre idéal entre progression des fils narratifs et développement des personnages et de leurs relations, entre le niveau local de l'extermination et le niveau global de la mise à jour progressive de l'écheveau de corruption qui est à l'origine de la situation. Le rythme de progression dans l'histoire ne souffre non plus d'aucune critique. Le dessin est le meilleur que j'ai vu dans un comic depuis vous savez quand. On voit littéralement la lumière et la chaleur de la Californie dans l'image. Précisément on y trouve la luminosité jaune orangé que David Lynch a mise dans "Mulholland Drive" (une scène s'y passe d'ailleurs). C'est très subjectif mais l'ambiance générale, l'impression que l'on ressent une fois l'ouvrage refermé, ressemble beaucoup à celle ressenti après avoir lu "The naked lunch" et surtout après avoir vu le film que Cronenberg en a tiré. C'est poisseux, c'est glauque (pourtant glauque signifie verdatre et le comic est tout sauf verdatre, quoique...faudra lire pour le savoir), et il y a même une boite mystérieuse comme dans "Hellraiser". Sur la couverture il y a une critique disant que Vertigo est le HBO du comic, elle est parfaitement justifié et je trouve que c'est un très beau compliment.
Si la version anglaise ne vous dit rien (dommage pour l'argot d'autant que Panini n'est pas réputée comme une maison de dieux de la traduction), ce tome 1 "Bug brothers" (il y en a 3 en tout) vient de sortir en français chez Panini Comics et c'est dispo partout.
The exterminators, Simon Oliver, Tony Moore

Commentaires

Anonyme a dit…
M'a l'air intéressant, tout ça ! Fait un bail que j'avions pas lu de bonnes BD, et je n'ai jusque-là jamais été déçu par Vertigo... A tenter.
Anonyme a dit…
Je suis content que tu le conseilles. Comme Nebal, pas lu de bonnes BD non plus récemment. Et je l'avais feuilleté dans une librairie l'autre jour, attiré par la couverture.
tiberix a dit…
Tiens je vais soutenir la critique positive dès aujourd'hui, puisqu'en effet j'ai lu le premier opus qui est fameux !