L'infini vu d'avion - Philippe Cousin

L'infini vu d'avion  est un recueil de nouvelles de Philippe Cousin. Pas totalement SFFF, il est néanmoins agréable à lire dans sa forme de testament intellectuel et biographique. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le  Bifrost  n° 122, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : À leur manière, les personnages de Philippe Cousin tentent tous de forcer le destin, qui le leur rend bien en leur jouant un tour à sa façon. Il sera question dans L’infini vu d’avion de la redécouverte de Dieu par un instituteur agnostique, de l’amitié à vie d’un petit garçon pour un géant noir, du coup de foudre entre un veuf alcoolique et sa passagère clandestine, de la libido psychotique d’un adolescent fasciné par les Kennedy, de la course folle d’un boomerang égaré dans l’espace et le temps, de l’intelligence approximative d’un robot chinois à lacer et ...

Les détectives de l'occulte


Deux petits livres très agréables à lire viennent tout juste d'être publiés chez 10/18.
Fabrice Bourland, qui s'est fait une petite notoriété dans le monde de la short story, rend dans ces deux policiers un hommage appuyé à la littérature populaire du début du XXème siècle. Et c'est très réussi.
Deux détectives, aussi dissemblables que possible, enquêtent, durant les années 30, dans les milieux de l'occultisme et du spiritisme, milieux qui sont très actifs à cette époque et qui occupent beaucoup de personnalités de premier plan, y compris de nombreux scientifiques. Ici point de solution rationnelle, la solution est toujours surnaturelle. Fabrice Bourland a du beaucoup jouer à ces vieux jeux de rôles fantastiques que sont L'appel de Cthulhu et Maléfices (et qui ont bercé l'adolescence de votre serviteur).
Sur cette base, on sent à quel point l'auteur se fait plaisir en écrivant à la manière de... Ca ressemble furieusement aux feuilletons des années 1900, le style, le vocabulaire, tout y est. Les références abondent, et ce n'est pas un mot en l'air, (dans les noms de lieux, de personnages, de titres de chapitre, ou simplement au détour d'une phrase) et il est certain que personne ne pourra les trouver toutes. Le résultat est un exercice de style absolument jubilatoire (tiens, jamais utilisé ce mot-là) qu'on lit à la vitesse de l'éclair car c'est plaisant comme une friandise. Une sorte de pulp à la française.
Difficile d'en dire plus sans spoiler mais si vous aimez Sherlock Holmes, Arsène Lupin, Agatha Christie, les surréalistes, Alan Kardec, etc... vous ne pouvez passer à côté de ces livres.
Le fantôme de Baker Street, Fabrice Bourland
Les portes du sommeil, Fabrice Bourland

Commentaires

APL a dit…
Moi je jouais à l'oeil noir, petit, et aux "livres dont vous êtes le héros".
Ça a l'air pas mal ces bouquins, mais rien ne vaut un bon Elmore Leonard.
Tout ça pour dire que j'ai repris le blogging. @+