The Apologists - Tade Thompson

The Apologists est une novella de Tade ‘Molly Southbourne’ Thompson, finaliste du BFSA Award 2025  (c’est mérité, ça mérite  même  mieux imho) . Elle est lisible là . Londres. Maintenant ? Bientôt ? Eve Stevens est une inspectrice de la police britannique. Elle vit avec Dane Russell, à l’évidence un artiste, peut-être un autiste. Alors que Dane travaille sur sa prochaine exposition, Eve est envoyée sur un double meurtre. La scène de crime est une maison. S'y trouvent une mère et sa fille. L’enquête commence. Eve s’y investit, au-delà même de son devoir. Phrases courtes au présent. Focalisation sur un point de vue. Primats des faits sur les sentiments. C’est le style qu’a choisi Thompson pour cette novella. Il est approprié. Dérangé d’abord par cette approche très minimaliste, le lecteur l’est encore plus quand il commence à réaliser que quelque chose ne va pas, que le monde d’Eve et Dane ne colle ni avec un maintenant connu ni avec un bientôt imaginable. Comme dans Les ...

Brave new world

Ca me rappelle de manière irrésistible un dialogue entre Bernard Marx et Lénina dans "Le meilleur des mondes" (ce qui prouve que Vian avait raison lorsqu'il écrivait "Cette histoire est vraie puisque je l'ai inventée") :


LONDRES (Reuters) - Un crématorium des environs de Manchester, dans le nord de l'Angleterre, envisage d'utiliser la chaleur de ses fourneaux pour éclairer et chauffer la chapelle accueillant les proches des défunts.

L'initiative, étudiée par le conseil régional de Tameside, vise à recycler la chaleur dégagée dans les fourneaux de son crématorium de Dukinfield et s'inscrit dans le cadre de la lutte pour réduire les émissions de gaz carbonique dans l'atmosphère.

L'idée retenue est d'envoyer les gaz dégagés par la crémation des corps dans des pompes à chaleur, qui chaufferont l'eau des radiateurs de la chapelle. Il est également envisagé d'envoyer les gaz vers une turbine qui fabriquerait de l'électricité.

"Le sujet est très sensible, et nos concitoyens sont très partagés. Je suis sûr que certains pensent même que nous brûlons des corps juste pour fabriquer de la chaleur, ce qui est naturellement faux", explique Robin Monk, responsable des questions d'environnement du Tameside.

L'Eglise locale semble partager cette approche "verte" de la mort.

"Je pense que c'est une excellente idée, très innovante. Jusqu'ici, tout cet air chaud était gaspillé", remarque, enthousiasme, le révérend Vernon Marshall. "Les familles n'ont pas à savoir que leurs défunts bien-aimés servent à les réchauffer".

La décision finale appartient à la commission de l'énergie du conseil de Tameside, qui rendra son verdict après consultation du public.

Commentaires

tiberix a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
tiberix a dit…
Pourquoi ne pas envisager l'adoption globale du rituel funéraire aérien tibétain, où les défunts sont méticuleusement découpés par une caste d'officiants spécialisés, les os broyés, parfois mélangés à des condiments, et donnés en pâture aux vautours à partir d'un rocher sacré ?

Dans la mesure où le vautour pète sacrément moins qu'une vache, je pense que le bilan écologique doit être remarquable.

Et rien n'empêche d'emménager une sorte de grande volière où les familles émues pourraient en échange du modeste prix d'un ticket d'admission, venir en famille montrer au petit Emile, le busard qui c'est il y a peu repu de papi.

(ps. il manque réellement une fonction d'édition basique pour les commentaires)
Gromovar a dit…
Il faudrait discuter de cette proposition dans le cadre d'un forum sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises. Il y en a un très bon qui va se tenir au Parc Chanot les 31/01 et 01/02.