No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

Trahison


Tome 1 d'une série en 5 volumes (grr !) intitulée Servitude "Le chant d'Anoroer" est excellent dans la forme comme dans le fond.
Le dessin crayonné ocre est très beau. Il évoque les vieux parchemins et est parfaitement adapté au récit médiéval.
L'histoire est complexe, adulte, politique et dure (et c'est rarissime dans la BD); on est proche de la dark fantasy. Une réussite.
Alors bien sûr on regrettera que le volume 1/5 ne développe ni tous les personnages, ni toutes les intrigues mais on pourra se consoler (comme on peut) en se disant que le rythme de parution des BD a bien accéléré depuis que les mangas ont montré le chemin et que la suite ne devrait donc pas trop se faire attendre.
Je n'en dis pas plus car il est trop facile de déflorer l'intrigue lorsqu'il s'agit d'une BD de 60 pages.
Servitude t. 1 , Bourgier & David

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