Dissipatio H.G. - Guido Morselli

« Il suffit d'un peu de courage.  Plus la douleur est déterminée et précise, plus l'instinct de la vie se débat, et l'idée de suicide tombe.  Quand j'y pensais, cela semblait facile. Et pourtant de pauvres petites femmes l'ont fait. Il faut de l'humilité, non de l'orgueil.  Tout cela me dégoute.  Pas de paroles. Un geste. Je n'écrirai plus. » Ces phrases, les dernières du Métier de vivre de Pavese, sont écrites neuf jours avant son suicide. Cette « idée de suicide », ce désir de mort, le narrateur anonyme de " Dissipation H.G. " les partage. Mais lui recule, n'utilise pas sa « fiancée à l’œil noir », et lorsqu'il sort de la grotte où il pensait mettre fin à ses jours, il réalise qu'il est maintenant seul sur Terre. Que toute l'humanité a disparu. Que ne reste plus que lui dans un monde vide d'hommes. " Dissipatio H.G. " est le journal de son expérience, vécue entre un village de montagne et la ville proche de Zuri

Trahison


Tome 1 d'une série en 5 volumes (grr !) intitulée Servitude "Le chant d'Anoroer" est excellent dans la forme comme dans le fond.
Le dessin crayonné ocre est très beau. Il évoque les vieux parchemins et est parfaitement adapté au récit médiéval.
L'histoire est complexe, adulte, politique et dure (et c'est rarissime dans la BD); on est proche de la dark fantasy. Une réussite.
Alors bien sûr on regrettera que le volume 1/5 ne développe ni tous les personnages, ni toutes les intrigues mais on pourra se consoler (comme on peut) en se disant que le rythme de parution des BD a bien accéléré depuis que les mangas ont montré le chemin et que la suite ne devrait donc pas trop se faire attendre.
Je n'en dis pas plus car il est trop facile de déflorer l'intrigue lorsqu'il s'agit d'une BD de 60 pages.
Servitude t. 1 , Bourgier & David

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