La Dame de la Seine - Claire Duvivier

Chronique inquiète et, de fait, raccourcie (mon blog est resté 24 heures ni mort ni vivant, tel le Chat de Schrödinger, ce qui m’a perturbé un peu) . 1593, Christopher Marlowe est un jeune Anglais qui cumule les rôles de poète et d’espion de la couronne anglaise. Pour fuir une vilaine affaire, il est emmené en mission secrète à Paris par son supérieur, protecteur et ancien amant, Thomas Walsingham, membre du Conseil privé et neveu du défunt maître espion Francis Walsingham . A peine arrivé à l’ambassade anglaise, le duo tombe sur le cadavre pendu du gardien de l’établissement, Olivier. Une coïncidence trop grosse pour être catholique. Il faudra donc enquêter sur cette affaire afin de voir en quoi elle peut interférer avec la mission des deux Anglais, d’autant plus que Thomas connaissait et appréciait Olivier. Marlowe découvre une ville qu’il ne connaissait pas, habitée par la méfiance, la peur et le rigorisme de la Ligue, une ville pleine de mystères et de vieilles rancœurs. La Dame d...

A Kantorowicz


"Le double corps du roi" est le second ouvrage d'Ugo Bellagamba que je lis et il est aussi intéressant que le premier d'un point de vue culturel. Mais celui-ci a été écrit à quatre mains avec Thomas Day, et ce dernier apporte le caractère épique et scénique qui manquait à "La cité du soleil". De plus un livre dans lequel on trouve "primogéniture" et "thuriféraire" ne peut pas être fondamentalement mauvais.
Inspiré des travaux de l'histoiren Kantorowicz dans son ouvrage "Les deux corps du roi", le roman illustre (au fil d'une aventure qui débute par l'assassinat d'un roi et se poursuit par la longue quète pour installer un nouveau souverain légitime sur le trône) la thèse de l'historien suivant laquelle la personne du roi est construite par les théologiens, les juristes, et les historiens, comme dotée de deux corps, l'un physique qui est celui dans lequel il vit, l'autre étant le corps social que le roi incarne (le second corps est ici représenté par une armure sacrée dont le contrôle est la source de la légitimité). La maladie ou l'absence du roi rend malade le corps social dans son ensemble et, pour régénérer le corps social il faut régénérer le corps du roi. On peut citer l'"Excalibur" de John Boorman et dire "Terre et roi sont un".
Toujours dans le domaine des références culturelles, la société décrite dans le roman est trifonctionnelle, comme la société indo-européenne traditionnelle décrite par Dumézil.
Le double corps du roi, Ugo Bellagamba et Thomas Day

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