Blackwater 4 - La Guerre - Michael McDowell

Après le tome 3 , voici " La Guerre ", nouvel opus de la saga Blackwater . Cette chronique, et celles qui suivront pour les numéros suivants, seront très succinctes. Le but est de ne pas spoiler pour ceux qui n'achèteraient pas chaque numéro dès sa sortie. Ce quatrième tome commence peu avant la Seconde Guerre Mondiale et se termine avec elle. La famille Caskey peu à peu s'apaise, elle passe par-delà les meurtrissures réciproques et se rassemble dans ce qui ressemble à une forme d'harmonie autour de la nouvelle génération, celle des enfants des différents ménages. Certes les enfants, devenus presque adultes, quittent leurs foyers, qui pour l'université, qui pour l'armée. Parfois pour s'émanciper, parfois pour fuir une situation difficile, d'autres fois encore pour mener au calme une quête plus personnelle. Mais aucun ne laisse derrière lui durablement les lieux de son enfance, et quand ils s'en éloignent ce n'est jamais ni pour très loin ni

A Kantorowicz


"Le double corps du roi" est le second ouvrage d'Ugo Bellagamba que je lis et il est aussi intéressant que le premier d'un point de vue culturel. Mais celui-ci a été écrit à quatre mains avec Thomas Day, et ce dernier apporte le caractère épique et scénique qui manquait à "La cité du soleil". De plus un livre dans lequel on trouve "primogéniture" et "thuriféraire" ne peut pas être fondamentalement mauvais.
Inspiré des travaux de l'histoiren Kantorowicz dans son ouvrage "Les deux corps du roi", le roman illustre (au fil d'une aventure qui débute par l'assassinat d'un roi et se poursuit par la longue quète pour installer un nouveau souverain légitime sur le trône) la thèse de l'historien suivant laquelle la personne du roi est construite par les théologiens, les juristes, et les historiens, comme dotée de deux corps, l'un physique qui est celui dans lequel il vit, l'autre étant le corps social que le roi incarne (le second corps est ici représenté par une armure sacrée dont le contrôle est la source de la légitimité). La maladie ou l'absence du roi rend malade le corps social dans son ensemble et, pour régénérer le corps social il faut régénérer le corps du roi. On peut citer l'"Excalibur" de John Boorman et dire "Terre et roi sont un".
Toujours dans le domaine des références culturelles, la société décrite dans le roman est trifonctionnelle, comme la société indo-européenne traditionnelle décrite par Dumézil.
Le double corps du roi, Ugo Bellagamba et Thomas Day

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