No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

Control


Juste deux mots.
Je sors de "Control" et j'en sors abasourdi. Pour tout fan de Joy Division (et j'en suis un grand) ce film est un pélerinage. Mais il est visible avec profit par tout un chacun. Esthétique et glacé il conte la légende noire de Ian Curtis, le chanteur mythique du groupe qui a fondé la cold wave. Poète noir, épileptique, déchiré entre amour et loyauté, il mourra à 23 ans. Evidemment pas de mort naturelle.
Ce film est un gros coup de poing dans la gueule. Fait assez rare, toute la salle a attendu la fin du générique pour se lever et partir. Le retour au réel n'est que progressif.
Allez le voir! Ne le voyez pas en vidéo !
Control, Anton Corbijn

Commentaires