Le Serment - Gabella - Bourgouin

  Contrairement à ce que j’affirmais hier, la chronique conclusive de la série Fables n’aura été que la pénultième du mois de février. C’est celle-ci qui sera la dernière. Alexandre est un médecin brillant (parait-il) . Après une erreur ? malversation ? malveillance ? il a été radié et interdit d’exercer. Pour préserver son train de vie et celui de sa famille dans leur superbe maison en duplex, Alexandre, depuis, est le médecin de la pègre. Anonyme et protégé par d’imposants protocoles de sécurité, le médecin déchu soigne les blessés de la guerre des gangs ou des braquages qui tournent mal. Voilà qu’un soir, alors qu’il soigne un blessé par balles dans son cabinet de médecine secret, il y subit l’intrusion d’un homme très excité qui affirme avoir été mordu par un vampire et avoir besoin d’attention médicale urgente – pour être précis, avant le coucher du soleil et une métamorphose dont les conséquences seraient fatales pour Alexandre. Comme toi, lecteur, le praticien ne croit pas ...

"28 days after" en beaucoup mieux


Voila un livre que je ne connaissais pas et que j'achète uniquement après avoir lu une critique sur le site du Cafard Cosmique qui dit en substance "Ca a l'air nul mais ça ne l'est pas". Il faut vraiment que j'aime beaucoup Mr Cafard et ses acolytes pour acheter un ouvrage sur la base d'un argument aussi court. Et bien, le Cafard Cosmique avait raison.
Récit post-apocalyptique, "Le jour des Triffides" raconte l'histoire, classique dans ce genre d'ouvrage, d'hommes qui tentent de survivre dans un monde ravagé par l'invasion de plantes mortelles et vaguement mobiles, les Triffides. Rien qu'en écrivant ça je me dis : "ça sonne nul". Mais ce qui compte c'est le traitement de l'histoire et il est de grande qualité. Le roman est une réflexion très intelligente (et je souligne le terme) sur les situations de crise, la réaction, face à celles-ci, d'hommes du commun non entrainés, ainsi que de militaires dont la gestion des crises devrait être une spécialité et qui se révèlent presque aussi débordés. Le livre pose la question de la préservation de la civilisation et d'abord de la simple civilité, montre comment se posent des problèmes (que faire des blessés, des infirmes, comment organiser le repeuplement) qui pour nous, hic et nunc, n'en sont pas, éclaire, comme l'ont montré les exactions autour de l'ouragan Katrina, la part obscure de l'humanité, prête à profiter de toutes les situations où le contrôle social se fait plus faible. D'un point de vue politologique c'est un petit livre très intéressant et c'est un roman véritablement distrayant.
Le jour des triffides, John Wyndham

L'avis de El JC

L'avis de Val

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