Alex Landragin : l'homme des passages

Alex Landragin vient de recevoir le Prix Planète-SF 2026 à l'unanimité du jury pour son roman fantastique Le Livre des passages . Il a gentiment accepté de répondre à quelques questions pour ce blog et le site du Prix. •  Un écrivain né en France, vivant en Australie, d’origine arménienne, et maîtrisant aussi bien l’anglais que le français : voilà qui n’est pas banal. Qui êtes-vous, monsieur Landragin ? L’histoire de ma famille est passionnante, mais trop longue pour être racontée ici. Je suis né en France, à Épernay, fils d’un vigneron issu d’une longue lignée de vignerons. Du côté de ma mère, d’origine arménienne, l’histoire est jalonnée de fuites successives face à divers cataclysmes, menant finalement en France via la Turquie et l’Union soviétique. C’est donc un héritage complexe. Nous avons fini par nous installer en Australie. Plus tard, ma famille a migré vers un autre pays, mais je suis resté seul en Australie ; si, au début, ce fut à contrecœur, aujourd’hui, je ne voudrai...

Le nombre d'or




Ugo Bellagamba est un universitaire et ça se sent. Nul autre n'attacherait autant d'importance aux grades dans un récit. Son style est dépouillé. Est-ce même un style ? Mais lire "La cité du soleil" n'est pas déplaisant, au contraire.
Recueil de trois novellas historico-mystiques, cet ouvrage nous invite à des voyages passionnants. La cité du soleil qui lui donne son titre est la cité utopique imaginée par le moine italien Campanella au XVIIè siècle (cité sophocratique parfaite mélant communisme et eugénisme), moins connue du grand (pas si grand que ça) public que l'Utopie de Thomas More. A partir de la quète initiatique d'un chercheur vers cette cité, nous découvrons les écrits de Campanella, leurs parentés et filiations (Bacon est présent, Aristote, Platon, and so on...), leur historicité, etc... De plus, cette quète se déroule en Provence et invite aussi à une belle promenade ainsi qu'à quelques découvertes architecturales.
La seconde novella narre l'histoire d'un coup d'Etat révolutionnaire dans un Empire napoléonien vieux de 200 ans et dans lequel Waterloo est une victoire ; et montre comment de vieux mythes ont un fond d'authenticité. Erudite aussi, elle se lit avec autant, sinon plus car moins contemplative, de plaisir que la première novella.
Un ouvrage à recommander.
La cité du soleil, Ugo Bellagamba

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