Palaces of the Crow - Ray Nayler

Lituanie. 1941. L’opération Barbarossa . Toi et moi, lecteur, savons ce qui arrive. Les protagonistes du roman, assurément pas. Ces protagonistes dont je parle sont quatre jeunes personnes, entre l’enfance et l’adolescence, que le vent de la guerre emportera, transformera, cassera jusqu’à ce que ne restent que les vestiges de ce qu’ils furent ou auraient pu être. Qui sont-ils quand le roman commence ? D’abord (pas d’inquiétude, je ne spoile rien qui ne soit lisible dès l’abord du roman) Neriya, une brillante jeune fille juive de quatorze ans, qui perd sa famille quand le shtetl dans lequel ils passaient l’été est attaqué. Seule, elle fuit. Czeslaw, un très jeune soldat de l’Armée Rouge, d’origine polonaise (il a menti sur son âge pour pouvoir s’engager et soulager ainsi sa mère seule) . Czeslaw a perdu son unité et ses camarades. Déserteur, seul, il fuit. Kezia, une jeune Rom dont la famille est tuée sans motif aucun. Seule, elle fuit. Et Le Garçon, qui ne parle pas ou plus, que Kezia...

Le nombre d'or




Ugo Bellagamba est un universitaire et ça se sent. Nul autre n'attacherait autant d'importance aux grades dans un récit. Son style est dépouillé. Est-ce même un style ? Mais lire "La cité du soleil" n'est pas déplaisant, au contraire.
Recueil de trois novellas historico-mystiques, cet ouvrage nous invite à des voyages passionnants. La cité du soleil qui lui donne son titre est la cité utopique imaginée par le moine italien Campanella au XVIIè siècle (cité sophocratique parfaite mélant communisme et eugénisme), moins connue du grand (pas si grand que ça) public que l'Utopie de Thomas More. A partir de la quète initiatique d'un chercheur vers cette cité, nous découvrons les écrits de Campanella, leurs parentés et filiations (Bacon est présent, Aristote, Platon, and so on...), leur historicité, etc... De plus, cette quète se déroule en Provence et invite aussi à une belle promenade ainsi qu'à quelques découvertes architecturales.
La seconde novella narre l'histoire d'un coup d'Etat révolutionnaire dans un Empire napoléonien vieux de 200 ans et dans lequel Waterloo est une victoire ; et montre comment de vieux mythes ont un fond d'authenticité. Erudite aussi, elle se lit avec autant, sinon plus car moins contemplative, de plaisir que la première novella.
Un ouvrage à recommander.
La cité du soleil, Ugo Bellagamba

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