le nain de Whitechapel - Cyril Anton

Londres, fin du XIXe siècle. Plus ou moins. Oscar est le fils cadet d’une famille de la bourgeoisie anglaise. Excellent pianiste, il a un aîné moins brillant que lui mais que ses parents préfèrent. Lui est le souffre-douleur. Il faut dire qu’Oscar est nain, objet de honte et d’opprobre dans un monde où la difformité est perçue comme le signe objectif d’une défaillance morale. Après des années de brimades et d’humiliations, Oscar est foutu à la porte, littéralement jeté aux chiens. Il est alors recueilli par Freddy, un noir veuf et pianiste qui l’emmène chez lui à Whitechapel et l’initie au jazz et à la blue note. Mais voilà qu’en ces temps un gang nommé Tabula Rasa assassine d’horribles manières ceux qu’il considère comme des indésirables, pauvres, handicapés, marginaux… Oscar, qui change alors d’identité, se lance dans la traque des membres du gang. Il initie aussi la construction d’une boule de neige géante destinée à protéger le quartier et ses habitants des agressions extérieures.

Le nombre d'or




Ugo Bellagamba est un universitaire et ça se sent. Nul autre n'attacherait autant d'importance aux grades dans un récit. Son style est dépouillé. Est-ce même un style ? Mais lire "La cité du soleil" n'est pas déplaisant, au contraire.
Recueil de trois novellas historico-mystiques, cet ouvrage nous invite à des voyages passionnants. La cité du soleil qui lui donne son titre est la cité utopique imaginée par le moine italien Campanella au XVIIè siècle (cité sophocratique parfaite mélant communisme et eugénisme), moins connue du grand (pas si grand que ça) public que l'Utopie de Thomas More. A partir de la quète initiatique d'un chercheur vers cette cité, nous découvrons les écrits de Campanella, leurs parentés et filiations (Bacon est présent, Aristote, Platon, and so on...), leur historicité, etc... De plus, cette quète se déroule en Provence et invite aussi à une belle promenade ainsi qu'à quelques découvertes architecturales.
La seconde novella narre l'histoire d'un coup d'Etat révolutionnaire dans un Empire napoléonien vieux de 200 ans et dans lequel Waterloo est une victoire ; et montre comment de vieux mythes ont un fond d'authenticité. Erudite aussi, elle se lit avec autant, sinon plus car moins contemplative, de plaisir que la première novella.
Un ouvrage à recommander.
La cité du soleil, Ugo Bellagamba

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