Le Dernier fils des dieux - Jean Baret

De Jean Baret on avait lu l'impressionnante trilogie Trademark et le surprenant Monde de Julia (avec Ugo Bellagamba) . Il était difficile de faire mieux ; ce n'est hélas pas le cas avec ce court roman un peu décevant dans sa forme. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 123, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : À l’aube de l’effondrement des sociétés humaines mondialisées, un journaliste reçoit un étrange carnet, journal intime d’un jeune homme, héritier d’une fortune sans commune mesure et retenu contre son gré par un colosse silencieux dans une prison de béton. Au fil des pages, il découvre la vie de débauche et l’arrogance de cette frange de la population qui agit comme les nouveaux dieux ; quelques-uns organisent par ennui, au sein d’un mystérieux club, des actions absurdes provoquant des désordres interna...

Curiosity killed the cat




Encore du Peter F. Hamilton, vraiment j'adore. Deux tomes en anglais, évidemment 4 en français. Mais je ne dis plus de mal des éditeurs depuis qu'on m'a expliqué que la découpe permet d'amortir les frais de traduction. Donc si vous voulez économiser vous n'avez qu'à lire en anglais comme moi ;-)
Nouvel énorme space opera d'Hamilton, celui-ci se passe dans un monde qu'on pourrait qualifier de SteamSF (comprenne qui pourra !). Le steampunk est un style de roman situé dans une époque victorienne alternative et plus avancée que la nôtre technologiquement. Alors pourquoi "L'étoile de Pandore" est-elle du SteamSF (concept que je viens de créer) ? Parce que c'est un space opera victorien. L'humanité vit sur environ 600 planètes disposées en sphère autour de la Terre et cette entité politique porte le nom de Commonwealth. Ces planètes sont reliées entre elles par des trous de vers stabilisés (il est là le quantum leap technologique) qui servent de portes (pour les béotiens imaginez les portes de Stargate ouvertes 24/24). A travers ces portes court un réseau de rails sur lesquels roulent des trains de marchandises ou de voyageurs. Les trains passent la porte et se retrouvent dans la gare d'arrivée, à plusieurs années-lumières du départ. On est très proche de l'image du monde au 19ème siècle avec l'Angleterre au centre du commerce mondial. La distance à la Terre est d'ailleurs un facteur de faible vitalité économique car les planètes les plus lointaines sont les plus récemment colonisées (donc les moins développées) et celles pour lesquelles les coûts de transport sont les plus grands. Ce sont aussi les moins importantes politiquement et cela aura une influence dans le déroulement de la guerre. Car comme dans tout space opera il y aura une guerre, causée par la curiosité excessive des humains. En revanche la nature de l'adversaire et ses motivations sont particulièrement originales. Faudra lire pour savoir. Je passe sur quantité d'autres thèmes traités, car ceux qui ont déjà lu du Hamilton savent qu'il lance quantité de fils parallèles tous utiles à la résolution de l'histoire, souvent sans jamais se croiser, car toute grande victoire est faite d'une multitude de petites décisions.
Tout est sorti en français donc vous pouvez vous ruer.
L'étoile de Pandore, Peter F. Hamilton
Judas déchainé, Peter F. Hamilton


L'avis de Mr Lhisbei

Commentaires

tiberix a dit…
Nous pouvons commencer à attendre avec une impatience croissante le steam-steam qui se passerait dans une époque Victorienne non-alternative du coup. Si Hamilton s'y colle cela pourrait être intéressant non ? ^_^
Gromovar a dit…
Crétin de Jean Tibéri !
El Jc a dit…
Il est beau il est grand le renouveau du Space Opera made in UK. D'ouvrages en ouvrages Hamilton ne cesse de me surprendre. En deux cyckes : celui ci et l'aube de la nuit, il aura réussi à me rendre totalement accro !
Gromovar a dit…
Totalement d'accord avec toi.
Space opera a dit…
La déco est d'inspiration victorienne, on va dire.