A Violent Masterpiece - Jordan Harper

Los Angeles, aujourd’hui. Jake est un ancien chroniqueur de la nuit people reconverti en streamer trash. Nuit après nuit, il parcourt les rues de LA dans sa voiture pour filmer les braquages, meurtres et fusillades que détecte son scanner de police. Il vit de dons en commentaires et d’abonnements pour ses produits les plus trash. Quand son ancienne boss du site Truth or Dare lui propose ce qui ressemble fortement à du stalking de personnalités en vue de chantage, il accepte. Le salaire est convaincant. Doug est un avocat public. Il défend surtout des déshérités qu’un système bien plus fort qu’eux et une justice américaine qui est plus un match entre accusation et défense qu’une recherche de la vérité met en péril dès l’incrimination. Pour ses clients, Doug est « le couteau qu’ils amènent à la fusillade » . Il se trouve, presque par hasard, à défendre, pour une audience de libération sous caution, Eric Algar, un riche producteur accusé de pédophilie qui, étonnamment, a catégor...

Divine décadence




Un cadeau. Je ne l'aurais sûrement pas acheté moi-même, trop contemporain. Et, au final, un immense plaisir de lecture.
Brett Easton Ellis se met en scène dans une version idéaltypique de lui-même en écrivain excessif et c'est particulièrement jouissif. Il se dépeint en homme qui voudrait être un bon "suburban neighbour" mais qui ne peut substantiellement pratiquer que le sexe, la drogue et le rock'n'roll. Comme dans toute autofiction on commence par se demander ce qui est souvenir et ce qui est invention, puis rapidement on s'en fout. Il y a un personnage nommé Brett Easton Ellis qui vit une histoire, et peu importe de savoir à quel point le personnage littéraire est inspiré par le personnage réel. D'autant que les obsessions du héros du livre virent rapidement au métaphysique et au fantastique, dans une intelligente interrogation sur la famille et les névroses qu'elle suscite et imprime en chacun.
Un lecteur d'Amazon a exprimé tout son dégout de ce livre dans un billet titré "Un bel exemple de décadence" ; j'ai envie de répondre, citant une réplique de "Cabaret", "Divine décadence".
Lunar Park, Brett Easton Ellis

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