Je ne suis pas venu apporter la paix - Nicolas Martin

Ce roman sortira en septembre. Cette chronique fera l'objet d'une republication. « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre! Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée, car je suis venu mettre la division entre l'homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère, et l'on aura pour ennemis les membres de sa famille. » Cette phrase, attribuée par Matthieu au Christ, est à la fois le titre et le point du nouveau roman de Nicolas Martin. Pyrénées, aujourd’hui. Une famille recomposée se rassemble pour veiller les derniers moments du patriarche : Ils sont venus, ils sont tous là, dès qu'ils ont entendu ce cri, elle va mourir, la mamma (ici le papa) , ils sont venus, ils sont tous là, même ceux du sud de l'Italie (ici d’Indonésie) , y a même Giorgio, le fils maudit (là, maudits, fils et filles le sont tous peu ou prou) . Dramatis Personae : Le patriarche, veuf et remarié Judith, sa seconde épouse Diane, p...

Divine décadence




Un cadeau. Je ne l'aurais sûrement pas acheté moi-même, trop contemporain. Et, au final, un immense plaisir de lecture.
Brett Easton Ellis se met en scène dans une version idéaltypique de lui-même en écrivain excessif et c'est particulièrement jouissif. Il se dépeint en homme qui voudrait être un bon "suburban neighbour" mais qui ne peut substantiellement pratiquer que le sexe, la drogue et le rock'n'roll. Comme dans toute autofiction on commence par se demander ce qui est souvenir et ce qui est invention, puis rapidement on s'en fout. Il y a un personnage nommé Brett Easton Ellis qui vit une histoire, et peu importe de savoir à quel point le personnage littéraire est inspiré par le personnage réel. D'autant que les obsessions du héros du livre virent rapidement au métaphysique et au fantastique, dans une intelligente interrogation sur la famille et les névroses qu'elle suscite et imprime en chacun.
Un lecteur d'Amazon a exprimé tout son dégout de ce livre dans un billet titré "Un bel exemple de décadence" ; j'ai envie de répondre, citant une réplique de "Cabaret", "Divine décadence".
Lunar Park, Brett Easton Ellis

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