Batman Dark Patterns 3 - Watters - Sherman

Juste un mot pour signaler qu'après un tome 1 plutôt convaincant et un tome 2 dans lequel, hélas, la partie enquête était réduite à sa plus simple expression, arrive un tome 3, intitulé Pareidolie , dans la série Batman Dark Patterns (qui présente des histoires simples, sans besoin de continuité, dans lesquelles Batman enquête, au péril de sa santé et de sa vie, dans une ville à la noirceur insigne) . Un corps carbonisé est retrouvé dans le quartier le plus pourri de la ville, celui d'une femme non identifiée. Parce qu'on ignore qui elle est, parce que le quartier dans lequel elle a été retrouvée est un cloaque, pire encore que le reste de Gotham City, les institutions s'en désintéressent. Et c'est précisément pour cela, parce qu'il faut rendre justice à cette inconnue que le monde est prêt à passer par pertes et profits, que Batman va se lancer dans une traque obsessionnelle de la vérité sur cette affaire. D'autant qu'il semble qu'un gang depuis l...

Divine décadence




Un cadeau. Je ne l'aurais sûrement pas acheté moi-même, trop contemporain. Et, au final, un immense plaisir de lecture.
Brett Easton Ellis se met en scène dans une version idéaltypique de lui-même en écrivain excessif et c'est particulièrement jouissif. Il se dépeint en homme qui voudrait être un bon "suburban neighbour" mais qui ne peut substantiellement pratiquer que le sexe, la drogue et le rock'n'roll. Comme dans toute autofiction on commence par se demander ce qui est souvenir et ce qui est invention, puis rapidement on s'en fout. Il y a un personnage nommé Brett Easton Ellis qui vit une histoire, et peu importe de savoir à quel point le personnage littéraire est inspiré par le personnage réel. D'autant que les obsessions du héros du livre virent rapidement au métaphysique et au fantastique, dans une intelligente interrogation sur la famille et les névroses qu'elle suscite et imprime en chacun.
Un lecteur d'Amazon a exprimé tout son dégout de ce livre dans un billet titré "Un bel exemple de décadence" ; j'ai envie de répondre, citant une réplique de "Cabaret", "Divine décadence".
Lunar Park, Brett Easton Ellis

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