Minor Arcana vol III - Lemire - Delpeche

Minor Arcana , la nostalgique et inquiétante histoire de retour au bercail dont je disais beaucoup de bien , se poursuit aujourd’hui avec un Volume 3 intitulé The Moon . Beaucoup de fils commencent à se relier dans ce troisième tome sous les yeux de Theresa : Tu découvriras, lecteur, les liens qui unissent les mystérieux arcanistes, qu’on a vu intriguer dans le tome précédent, avec certains mafieux locaux qui ne font pas que trafiquer des substances illicites. Visiblement des liens qui s’avèrent bien plus serrés que de simples liens d’affaire. Tu comprendras, mieux que jusque là, que le combat du nouvel ami de la mère de l’héroïne – qui lui a valu une bonne avoinée – n’est pas, lui non plus, déconnecté des secrets de la ville. Tu verras aussi l’enquête sur le frère disparu de Kelly, son amie, progresser à pas de géant. Et, tu commences à le deviner j’espère, lui aussi est lié aux secrets que renferme la petite ville de Limberlost. Les pouvoirs de prédiction de Theresa prouvent dans...

Divine décadence




Un cadeau. Je ne l'aurais sûrement pas acheté moi-même, trop contemporain. Et, au final, un immense plaisir de lecture.
Brett Easton Ellis se met en scène dans une version idéaltypique de lui-même en écrivain excessif et c'est particulièrement jouissif. Il se dépeint en homme qui voudrait être un bon "suburban neighbour" mais qui ne peut substantiellement pratiquer que le sexe, la drogue et le rock'n'roll. Comme dans toute autofiction on commence par se demander ce qui est souvenir et ce qui est invention, puis rapidement on s'en fout. Il y a un personnage nommé Brett Easton Ellis qui vit une histoire, et peu importe de savoir à quel point le personnage littéraire est inspiré par le personnage réel. D'autant que les obsessions du héros du livre virent rapidement au métaphysique et au fantastique, dans une intelligente interrogation sur la famille et les névroses qu'elle suscite et imprime en chacun.
Un lecteur d'Amazon a exprimé tout son dégout de ce livre dans un billet titré "Un bel exemple de décadence" ; j'ai envie de répondre, citant une réplique de "Cabaret", "Divine décadence".
Lunar Park, Brett Easton Ellis

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