Joiner and Rust - Lavie Tidhar

Un robot rend visite à un autre robot. Ils se connaissent depuis longtemps. Ils ont vécu quantité d'aventures ensemble. Chacun est pour l'autre ce qui ressemble le plus à un ami. Lavie Tidhar place son récit dans un monde où humains normaux, humains modifiés (volontairement ou à leur corps défendant) et robots, entres autres, cohabitent et vivent, semble-t-il, en aussi bonne intelligence que possible dans un système solaire qui connut de longues et cruelles guerres auxquelles les deux compères participèrent. Nihil novi sub sole.  Mais, pour l'instant, la paix règne, seuls subsistent les vestiges des conflits. Et un vieil ami peut aller voir son vieil ami pour se souvenir du bon vieux temps. Solarpunk sans doute (ce genre a des fans dont je ne suis pas) , fiction panier, salvaging SF, Joiner and Rust ( de Lavie Tidhar et lisible ici ) est tout cela et donc autant dire qu'il ne m'a guère captivé. Mais le monde est si plein de belles personnes que je ne doute pas qu...

Divine décadence




Un cadeau. Je ne l'aurais sûrement pas acheté moi-même, trop contemporain. Et, au final, un immense plaisir de lecture.
Brett Easton Ellis se met en scène dans une version idéaltypique de lui-même en écrivain excessif et c'est particulièrement jouissif. Il se dépeint en homme qui voudrait être un bon "suburban neighbour" mais qui ne peut substantiellement pratiquer que le sexe, la drogue et le rock'n'roll. Comme dans toute autofiction on commence par se demander ce qui est souvenir et ce qui est invention, puis rapidement on s'en fout. Il y a un personnage nommé Brett Easton Ellis qui vit une histoire, et peu importe de savoir à quel point le personnage littéraire est inspiré par le personnage réel. D'autant que les obsessions du héros du livre virent rapidement au métaphysique et au fantastique, dans une intelligente interrogation sur la famille et les névroses qu'elle suscite et imprime en chacun.
Un lecteur d'Amazon a exprimé tout son dégout de ce livre dans un billet titré "Un bel exemple de décadence" ; j'ai envie de répondre, citant une réplique de "Cabaret", "Divine décadence".
Lunar Park, Brett Easton Ellis

Commentaires