Sandman Nightmare Country 1 - Tynion IV - Estherren

BLOG EN MODE DÉGRADÉ ON REFERA MIEUX QUAND ON POURRA MIEUX. JUSQUE LÀ, LECTEUR, POUR ENCORE QUELQUES MOMENTS, IL TE FAUDRA ACCEPTER DE ME FAIRE CONFIANCE SUR JUSTE DEUX OU TROIS LIGNES. Sortie chez Urban du tome 1 du cycle Sandman Nightmare Country , traduit par l'incontournable Patrick Marcel. L'infâme Corinthien y est de retour dans le monde, à la recherche d'un autre cauchemar mortel, celui-ci non créé par Dream. Aidé de deux monstres sadiques à mi-chemin entre des Cénobites de Hellraiser et le couple Travolta/Jackson de Pulp Fiction , le mystérieux nouveau cauchemar, à l'origine inconnue, assassine tous ceux qui peuvent le repérer ; il traque ici notamment une jeune artiste qui a le malheur de le voir quand les autres ne le peuvent pas, et dont l'entourage est la tragique victime collatérale de ce don. Comme dans le brillant The Nice House on the Lake (qui sort d'ailleurs en VF chez Urban et que je conseille très vivement) , J. Tynion IV plonge le lecteur

Rule Britannia




Uchronie. Pour laver l'humiliation de la défaite subie pendant la Pemière Guerre Mondiale la Grande-Bretagne se tourne vers un dictateur autoritaire, John Arthur, qui fonde la Très-Grande-Bretagne (quand on est dans le déclamatoire autant se faire plaisir !). Régime totalitaire fondé sur la terreur, les déportations et le culte de la personnalité. Mais dans ce pays vit un homme qui connait un "infame" secret qui pourrait faire tomber le régime.
Par delà la qualité de l'uchronie, jamais délirante (ce n'est pas "Le meilleur des mondes" et les bébés flacons), c'est la qualité de l'écriture qui émeut. C'est le destin d'un homme, détenteur d'un terrible secret, et qui cherche à comprendre ce qu'est devenu son pays qui passionne. Ce livre est beau, mélancolique, triste parfois. A lire d'urgence (que c'est con cette expression, on dirait que je chronique dans Libé).
Pour aller plus loin "L'âge des lumières", du même auteur, vient d'être traduit. Encore une uchronie, un univers complètement différent, et toujours cette grande qualité d'écriture.
Les îles du soleil, Ian R. MacLeod

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