La Chanson du zombie - Harlan Ellison - Retour de Bifrost 117

Comme Hitler peignait des roses , La Chanson du zombie fait partie de la série de quatre recueils d'Ellison publiée à la fin des années 70 par Les Humanoïdes Associés. Avec une différence importante ici : dans ce recueil-ci ce sont grosso modo quatorze collaborations qui sont rassemblées, quatorze textes parmi les nombreux qu'Ellison écrivit à quatre mains avec un (plus ou moins) grand nom de l'Imaginaire de son temps. Comme il est de coutume chez Ellison, après une introduction générale chacun des textes est précédé d'une introduction particulière parfois assez longue qui décrit ses conditions de réalisation, autrement dit : comment deux auteurs se connurent et devinrent amis ou pas, comment ils décidèrent d'écrire ensemble, comment ils le firent, quelles difficultés ils rencontrèrent, quel délai sépara l'idée de la réalisation, selon quelle alternance (ici Ellison est précis à la phrase près) les passages furent-ils rédigés et par qui. Ces prolégomènes sont...

Rule Britannia




Uchronie. Pour laver l'humiliation de la défaite subie pendant la Pemière Guerre Mondiale la Grande-Bretagne se tourne vers un dictateur autoritaire, John Arthur, qui fonde la Très-Grande-Bretagne (quand on est dans le déclamatoire autant se faire plaisir !). Régime totalitaire fondé sur la terreur, les déportations et le culte de la personnalité. Mais dans ce pays vit un homme qui connait un "infame" secret qui pourrait faire tomber le régime.
Par delà la qualité de l'uchronie, jamais délirante (ce n'est pas "Le meilleur des mondes" et les bébés flacons), c'est la qualité de l'écriture qui émeut. C'est le destin d'un homme, détenteur d'un terrible secret, et qui cherche à comprendre ce qu'est devenu son pays qui passionne. Ce livre est beau, mélancolique, triste parfois. A lire d'urgence (que c'est con cette expression, on dirait que je chronique dans Libé).
Pour aller plus loin "L'âge des lumières", du même auteur, vient d'être traduit. Encore une uchronie, un univers complètement différent, et toujours cette grande qualité d'écriture.
Les îles du soleil, Ian R. MacLeod

Commentaires