Perdido Street Station - China Miéville

Perdido Street Station , de China Miéville, ressort la semaine prochaine dans une édition Deluxe limitée à 2500 exemplaires, toujours au Diable Vauvert et toujours traduit par Nathalie Mège . Prix British Fantasy de la British Fantasy Society 2000, Prix Arthur C Clarke 2001, Prix Ignotus 2002, Prix Kurd-Lasswitz 2003 et Grand Prix de l'Imaginaire du roman étranger 2005, sans oublier un Prix Jacques Chambon de la traduction 2005, ce roman est un classique lu avant le début du blog. Je vous propose néanmoins la chronique enthousiaste de tiberix qui vous donnera sûrement envie de lire ce bel ouvrage.

Rule Britannia




Uchronie. Pour laver l'humiliation de la défaite subie pendant la Pemière Guerre Mondiale la Grande-Bretagne se tourne vers un dictateur autoritaire, John Arthur, qui fonde la Très-Grande-Bretagne (quand on est dans le déclamatoire autant se faire plaisir !). Régime totalitaire fondé sur la terreur, les déportations et le culte de la personnalité. Mais dans ce pays vit un homme qui connait un "infame" secret qui pourrait faire tomber le régime.
Par delà la qualité de l'uchronie, jamais délirante (ce n'est pas "Le meilleur des mondes" et les bébés flacons), c'est la qualité de l'écriture qui émeut. C'est le destin d'un homme, détenteur d'un terrible secret, et qui cherche à comprendre ce qu'est devenu son pays qui passionne. Ce livre est beau, mélancolique, triste parfois. A lire d'urgence (que c'est con cette expression, on dirait que je chronique dans Libé).
Pour aller plus loin "L'âge des lumières", du même auteur, vient d'être traduit. Encore une uchronie, un univers complètement différent, et toujours cette grande qualité d'écriture.
Les îles du soleil, Ian R. MacLeod

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