Bifrost 121 : entre dossier Walton et nouvelle de Nayler

Dans le Bifrost numéro 121, on trouve un copieux dossier Jo Walton ( dont je rappelle qu'elle a eu le Prix Planète-SF en 2017 pour Mes Vrais Enfants )  sous une couverture de Florence Magnin. Le numéro s’ouvre sur l’édito du boss qui rappelle à tous quel est l’âge canonique (trente ans) du Bélial et, de facto, de la revue Bifrost. Un édito en forme de bilan (d’étape) et de mise en lumière des (pas si subtils) changements qui ont affecté le monde de l’édition entre alors et maintenant. Suivent quatre nouvelles puis toutes les rubriques habituelles, critiques des nouveautés, scientifiction, and so on. On y trouve même les lauréats du Prix des lecteurs Bifrost 2025 : en catégorie francophone Résonances , de Mina Jacobson, et en traduction Joe 33 % , de Suzanne Palmer. Bravo à eux deux et au traducteur Pierre-Paul Durastanti qui s’est chargé du Palmer. Quatre nouvelles donc. D’abord, Contraction d’Iris de Peter Watts, un texte très wattsien qui met en scène, dans un futur p...

A l'attention de François Hollande




François Hollande considère qu'à partir de 4000 € mensuel (par personne, par ménage, il ne sait pas trop) on est riche. Pour l'aider à relativiser la notion, ce petit livre nous invite à visiter en détail la grande bourgeoisie, là où 4000 € est le budget tabac.
Etude sociologique très classique, mais très bien faite, d'un groupe social particulier (les auteurs parlent ici de classe sociale, je dirai pourquoi après), elle met l'accent (dans une approche très bourdieusienne) sur les méthodes qu'utilise la grande bourgeoisie pour convertir ses diverses formes de capital (économique, culturel, social, symbolique) et, surtout, pour les entretenir.
Elle montre comment se créent progressivement des quartiers de bourgeoisie comme il y a des quartiers de noblesse, avec la longévité de la lignée comme déterminant principal dans les deux cas.
Elle met involontairement en évidence la prétention ridicule des petits bourgeois (et dans petit bourgeois, il y a "petit") à singer les attitudes de la grande bourgeoisie en étant toujours dans la faute de goût.
Elle définit enfin la grande bourgeoisie comme la seule classe au sens marxiste du terme existant aujourd'hui car c'est le seul groupe social qui a conscience de ses intérêts et qui est mobilisé pour les satisfaire. Comme le dirait Marx c'est la seule "classe pour soi".
Sociologie de la bourgeoisie, Michel Pinçon, Monique Pinçon-Charlot

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