Un léger bruit dans le moteur - Gaet's - Munoz

Un léger bruit dans le moteur , de Gaet’s et Jonathan Munoz, est un album one-shot, adaptation du roman éponyme de Jean-Luc Luciani. Il a obtenu le Prix SNCF du Polar en 2013 . Il ressort aujourd’hui chez Petit à petit . Un léger bruit dans le moteur se passe intégralement dans un minuscule village complètement coupé de l’extérieur. Personne ne s’y arrête jamais, personne n’y vit qui n’y était pas déjà depuis longtemps. Les seuls contacts du lieu avec le reste du monde sont assurés par le facteur qui apporte à intervalles réguliers les pensions qui permettent à la plupart des quelques habitants de survivre, et par l’épicière qui achète à l’extérieur les produits qu’elle « revend ensuite trois fois plus cher » , dixit. Dans ce village sans nom, guère plus qu’un hameau, il y a un enfant, sans nom lui aussi. Il a une dizaine d’années. C’est lui qui raconte, ou plutôt qui se raconte. L’enfant sans nom est orphelin de mère, morte en couches, il a un père qui vit des aides sociale,...

A l'attention de François Hollande




François Hollande considère qu'à partir de 4000 € mensuel (par personne, par ménage, il ne sait pas trop) on est riche. Pour l'aider à relativiser la notion, ce petit livre nous invite à visiter en détail la grande bourgeoisie, là où 4000 € est le budget tabac.
Etude sociologique très classique, mais très bien faite, d'un groupe social particulier (les auteurs parlent ici de classe sociale, je dirai pourquoi après), elle met l'accent (dans une approche très bourdieusienne) sur les méthodes qu'utilise la grande bourgeoisie pour convertir ses diverses formes de capital (économique, culturel, social, symbolique) et, surtout, pour les entretenir.
Elle montre comment se créent progressivement des quartiers de bourgeoisie comme il y a des quartiers de noblesse, avec la longévité de la lignée comme déterminant principal dans les deux cas.
Elle met involontairement en évidence la prétention ridicule des petits bourgeois (et dans petit bourgeois, il y a "petit") à singer les attitudes de la grande bourgeoisie en étant toujours dans la faute de goût.
Elle définit enfin la grande bourgeoisie comme la seule classe au sens marxiste du terme existant aujourd'hui car c'est le seul groupe social qui a conscience de ses intérêts et qui est mobilisé pour les satisfaire. Comme le dirait Marx c'est la seule "classe pour soi".
Sociologie de la bourgeoisie, Michel Pinçon, Monique Pinçon-Charlot

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