2333 - Ed Park

Il y a des romans presque impossibles à résumer, 2333 est de ceux-là. Il y a des romans dont on se dit au début qu’on n’arrivera pas à les terminer, 2333 est de ceux-là. Il y a des romans qui finissent par embarquer leur lecteur dans un vortex et l’emmènent bien plus loin qu’il n’aurait cru aller, 2333 est de ceux-là. 2333 est le deuxième roman de l’écrivain américain d’origine coréenne Ed Park, le premier traduit en français, par Stéphane Vanderhaeghe chez Actes Sud. C’est un pavé de 600 pages globalement inrésumable, disais-je. Je fais une chose rare sur ce blog : fournir le résumé éditeur. Puis je commenterai. En 1919, des patriotes coréens dispersés à travers le monde établissent le Gouvernement provisoire de Corée pour protester contre la colonisation japonaise. Essentiellement symbolique, ce gouvernement en exil est officiellement dissous après la défaite du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale. Une guerre civile éclate, entraînant la tragique division entre le Nord et le...

Ya quoi ce soir à la télé ?




Excellent petit ouvrage pour toute personne curieuse de la sociologie de Bourdieu. Deux parties. La première décrit de manière très concrète le fonctionnement du champ télévisuel dans sa partie autonome, et au sein de celui de la presse en général. Fort intéressant pour toute personne qui a déja vu la télévision, c'est à dire tout le monde. La seconde partie est un excellent résumé/explication, de la main de Bourdieu même, des concepts centraux de sa théorie générale des champs. Les notions de champ, d'habitus, de pouvoir symbolique, d'illusio, de jeu et de sens du jeu, etc... sont expliquées et illustrées de manière très claire et c'est surement le meilleur ouvrage d'introduction à la sociologie de Bourdieu qu'on puisse trouver. L'analyse en terme de champ peut ensuite être utilisée pour comprendre le fonctionnement d'autres univers sociaux (à ce propos, et par exemple, lire "Les règles de l'art" pour une analyse détaillée du fonctionnement du champ de la production artistique).
Sur la télévision, Pierre Bourdieu

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