Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

Turned All to Silver Screens - Madeline Ashby


Pour les fanatiques de l'âge d'or d'Hollywood tels que moi, Madeline Ashby a écrit une courte nouvelle, lisible ici, qui raconte une tentative uchronique de réaliser l'adaptation d'un roman pas encore culte (mais qui le deviendra) dans l'Hollywood des années 50.

Entre post-nazisme et acteurs in the closet, c'est un texte rempli d'Easter Eggs. L'intrigue est légère mais c'est distrayant et bien réalisé. Ca te distraira peut-être aussi, lecteur.


Turned All to Silver Screens - Madeline Ashby

Commentaires

Anonyme a dit…
Alec Eiffel
Anonyme a dit…
Je te trouve un peu dur, la nouvelle m’a littéralement transporté dans cet age crépusculaire d’Hollywood (3eme du nom ?). L’auteure a su aller au delà de la blague initiale, je cracherais pas sur une novellette
Gromovar a dit…
Dur non, jai bien aimé (si ça donne cette impression il faut que je change une phrase).
Patrick Creusot a dit…
*** ATTENTION SPOILERS ***
Je suppose que c'est parce que le film dont il est question n’a jamais été tourné que tu parles d’uchronie.
Turned All To Silver Screens est un récit assez énigmatique, présenté par Reactor comme une dark fantasy. À première vue, il s’agit d’une Hollywood story avec les références cinématographiques et les allusions propres à ce genre (qui est le « weird asshole that Kirk Douglas liked so much » ?) Le personnage de Herschel (sauf erreur de ma part, le seul inventé, avec son chauffeur Fletcher) ajpoute cependant une touche de mystère à l’histoire. Dans quelles circonstances a-t-il perdu un œil, s’est-il fait éclater le genou (comme le rappelle Marlene Dietrich) et a-t-il rencontré Fletcher dans un hôpital de vétéran ?
La nouvelle est assez précisément située dans le temps. Il y est fait référence au 7e voyage de Sinbad, sorti aux USA en décembre 1958 et il est précisé que Ben Hur, sorti aux USA en novembre 1959, est en développement. Le mois de janvier est cité à deux reprises, ce qui ne laisse qu’une possibilité : janvier 1959.
On est donc assez loin de la fin de la Seconde guerre mondiale. Ça n’exclut pas que Herschel souffre encore d’un syndrome post-traumatique lié à ce conflit, ce qui expliquerait qu’il évoque lors d’une scène fantasmatique que « the bodies hanging beside the traffic lights. » Mais pourquoi dit-il qu’ils reviennent toujours et pourquoi Fletcher approuve-t-il ? En 1959, en pleine guerre froide, les nazis ont cessé d’être un véritable danger.
Herschel a-t-il été victime d’homophobes, comme pourrait le laisser supposer la réflexion de Marlene Dietrich (« You could get your other knee busted ») après avoir fait allusion à l’homosexualité du producteur (« how are things in your little sewing circle? ») ?
Dernière piste : le scénariste du film sur lequel travaille Herschel s’est réfugié au Mexique après avoir été blacklisté. Toutefois, le maccarthysme a été aussi bref que violent. Nommé président de la sous-commission d'enquête permanente du Sénat, Joseph McCarthy est tombé en décembre 1954, victime d'un vote des sénateurs. En janvier 1959, le pire est passé.
Finalement, Turned All To Silver Screens soulève tellement de mystères non éclaircis par Madeline Ashby que j’aurais tendance à partager l’avis de Philip Huston dans Tangent Online. Cette nouvelle pourrait bien constituer un simple chapitre d'une œuvre bien plus vaste.
Gromovar a dit…
Belle analyse.
Et je suis d'accord, ça ressemble à un work in progress. A voir...