Batman Silence - Loeb - Lee


Juste quelques lignes pour signaler la sortie en Urban Nomad (petit format pas cher) du Batman Silence de Jeph Loeb et Jim Lee.


Long récit de presque 400 pages, Batman Silence déroule un long et tortueux complot dont le but est de rendre le justicier masqué littéralement fou.

L’histoire s’ouvre sur une intervention de l’homme chauve-souris qui parvient à libérer un jeune garçon séquestré. Mais, de l’identité du kidnappeur à son mode opératoire, rien ne colle. D’autant que la mallette contenant la rançon est dérobée avant de pouvoir être rendue à son propriétaire légitime. Il y a plus à cette histoire, Batman le découvrira douloureusement.


Batman Silence est un one-shot plutôt réussi. On y croise (c’est le but) quantité d’éléments qui racontent l’histoire du justicier masqué.

  • Ses ennemis : de Killer Croc (qui ouvre le bal) à l’inévitable Joker en passant par nombre d’autres.
  • Ses amis et alliés (et amour) : de Superman à Catwoman, des Robins à Jim Gordon, d’Alfred à Loïs Lane, etc.
  • Ses lieux : de Gotham à l’asile d’Arkham, de la Batcave à Metropolis, et j’en passe
  • Son matériel : ordinateurs, armure technologique, belle collection de Batmobiles (sur une page show-room), etc.
  • Son histoire : du malheur qui le frappa et orienta son destin à son ami d’enfance qui connut un destin un peu similaire


Il s’agit dans ce comic de raconter/présenter Batman et son univers à de nouveaux lecteurs (je trouve que l’engagement est parfaitement tenu) et, dans le même temps, de le récapituler pour les lecteurs avertis, au fil d’une histoire suffisamment originale, avec ses personnages à contre-emploi, pour intriguer et intéresser les vieux briscards. On pense un peu à Black Hammer, mais ici il n’y a pas de métaphore. Tout est explicite.


La narration aussi est particulièrement claire. Nouveaux lecteurs en tête, Loeb et Lee livrent un récit clair comme de l’eau de roche, tant dans les dialogues que dans l’omniprésente voix-off de Batman ou la représentation graphique de l'histoire. Il ne s’agit pas ici d’être implicite ni expérimental, au contraire. Et, honnêtement, ça a un côté reposant (outre que c’est indispensable pour ne pas faire fuir les nouveaux lecteurs).

C’est donc une vieille bonne histoire qui est dite, tortueuse mais volontairement simple à appréhender. Elle permet à un nouveau public d’entrer en douceur dans un nouveau monde et procure un plaisir simple aux vieux compagnons de route de l’homme chauve-souris.


Batman Silence, Loeb, Lee

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