Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Gotham Central t4 - Brubaker - Rucka et al.


Quelques derniers mots pour signaler la sortie du tome 4 conclusif de la série Gotham Central. J'ai déjà dit tout le bien qu'on pouvait penser de la série. C’est absolument excellent, l’un des meilleurs comics policiers qu’on puisse lire, avec un Batman presque absent, ombre tutélaire qui protège la ville, surtout contre elle-même, et des policiers profondément humains qui tentent d’accomplir leur mission au milieu de la corruption et des destructions périodiques occasionnées par les guerres des super-héros. A Gotham, il faut encore plus de courage que dans le reste du monde pour sortir dans les rues avec un badge.


Dans ce dernier numéro, on trouve réunies quatre histoires (+ en petit bonus la suite et fin des aventures de Josie McDonald avant son affectation à Gotham Central).

  • Loi naturelle montre la ville du point de vue d’un de ses innombrables flics ripous, devenu ici meurtrier. En voix off, il raconte sa misérable vie quotidienne, son manque d’empathie et son absence totale de remords comme de sens de la justice, jusqu’à une rétribution qu’on prend autant plaisir à lire qu’on a dû en prendre à l’écrire.
  • Mort à Robin met les détectives de Gotham Central sur la trace d’un tueur de Robin(s). Des jeunes costumés en Robin sont découverts assassinés aux quatre coins de la ville. Y a-t-il plusieurs Robin(s) qui seraient éliminés les uns après les autres ou tout ceci n’est-il qu’une mise en scène macabre ? Il faudra lire l’arc (qui donne lieu à une brève visite à l’Arkham Asylum ainsi qu’à une apparition des Teen Titans) pour le découvrir.
  • Bloody Sunday est l’un de ces moments où le chaos s’invite dans les rues de Gotham. Alors que l’Infinite Crisis provoque ses dommages collatéraux dans les rues de Gotham, l’inspecteur Crispus Allen tente, dans une Gotham livrée à la violence et aux pillages, de rejoindre sa famille pour la protéger. Une traversée bien plus périlleuse que celle de Paris filmée en 1956 par Claude Autant-Lara.
  • Corrigan II met enfin le ripou Corrigan aux prises avec une justice à laquelle il avait trop longtemps échappé. Une inspectrice se perd et part dans une dérive que rien ne semble pouvoir arrêter. Un homme prend par amitié des risques qui peuvent le conduire à la mort. Une bonne flic quittera la police, dégoûtée par trop de combats perdus et un prix à payer chaque jour plus élevé. Triste. Doublement triste.


Et voilà. Baisser de rideau, série terminée. Comme Baudelaire en son temps, si certains disent « Enfin ! », je ne peux que m’écrier « Déjà ! ».

Je ne peux que conseiller ce tome 4 si on a les trois premiers, et toute la série si on n’a encore rien. Enjoy !


Gotham Central, t4, Brubaker, Rucka, Lark

Commentaires