Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Batman Dark Age - Russell - Allred


Je vais te donner ci-dessous, lecteur, une preuve du fait que je suis très ouvert d’esprit et pas rancunier. Ou alors complètement crétin – c’est toi qui vois.


Il y a quelques mois, j’étais consterné par le Superman Dark Age de Russell et Allred, au point que j’annulai ma commande du Batman Dark Age des mêmes. Mais, le temps passant, cet album me titillait quand même, au point que j’ai fini par l’acheter. Hélas !


Comme pour Superman Dark Age, commençons par le pitch éditeur puis voyons ce qu'il en est :

2030. Loin d'être le héros alerte qu'il fut jadis, un Bruce Wayne vieillissant lutte contre les effets dévastateurs du temps. S'accrochant à ses souvenirs pour ne pas perdre le fil du passé, il se souvient de la nuit fatidique où ses parents ont été assassinés de sang-froid, en 1957. Dans le chaos des années 1960, devenir un justicier masqué n'a pas été une tâche facile, surtout pour l'adolescent en colère qu'il était... prompt à frapper d'abord et poser des questions ensuite.


Comme Superman Dark Age l’était pour Superman, Batman Dark Age est une réécriture de la vie de Batman, version Russell et Allred (le bien nommé). Avec les mêmes défauts que son prédécesseur.

Histoire pas toujours logique ou liée, trous et sauts narratifs, le récit est régulièrement insatisfaisant sur le plan de la fluidité. Mais surtout, Batman Dark Age est une œuvre toute au service d’un fond qui oscille sans cesse entre de répétitifs tropes d’extrême-gauche complotistes lourdingues à la Naomi Klein et quelques clins d'œil potaches d’extrême-gauche qui, au moins, sont parfois amusants. C’est lourd comme un tract. Cerise sur le gâteau, ce parti pris prosélyte prive une histoire déjà imparfaite de tout affect et de toute humanité. Ne restent que quelques jolies phrases sur le temps qui passe. Ca fait peu pour 2 heures et 25 euros.


Long story short, les spectateurs qui ont aimé voire adoré le Joker de Todd Philipps, cette origin story boursouflée qui faisait du Mal pathologique incarné une simple victime des méchants rapports de production, aimeront sûrement Batman Dark Age. Les autres feront mieux de passer leur chemin.


Batman Dark Age, Russell, Allred

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