A Forest Darkly - Angela Slatter

Monde de Sourdough , encore. Dans la Grande Forêt Sombre que tout monde de conte noir se doit de posséder. Mehrab est une sorcière. Elle vit dans une petite cabane au cœur de la forêt, non loin du minuscule village de Berhta’s Forge. Difficile de faire plus à l’écart du fracas du monde : de Lodellan jusqu’au bord de la Grande Forêt, le voyage prend plusieurs mois de route, et ensuite, une fois arrivé à la lisière de la forêt, il faut encore environ six semaines pour rejoindre Berhta’s Forge, qui se trouve assez profondément dans la forêt, non loin de son cœur selon les cartes – bien que celles-ci restent très imprécises. C’est pourtant sur le pas de sa porte, au fin fond de cette retraite, que le monde va s’inviter sous la forme d’une jeune fille en fuite, Rhea. Rhea est une très jeune sorcière. Prise en charge par les Visiting Sisters après un acte assez grave pour mettre sa vie en danger (si sa nature même de sorcière n’engendrait pas déjà un risque suffisant) , Rhea est passée de ma...

Dans ma maison sous terre - Nicolas Martin


Ici et maintenant.

Joseph est un chercheur, spécialiste des mouvements sociaux dans le secteur minier. Il est aussi le petit-fils de Jonas, qui fut mineur et disparut lors de la fermeture définitive de la mine, il y a des décennies.

Vivant ? Mort ? Pire que mort ? C’est ce que Joseph va découvrir en retournant à la mine abandonnée.

Il y recueillera le témoignage – ou plutôt le testament – d’un Jonas que sa rencontre avec une entité cosmique a radicalement transformé, après qu’elle eut tué un bon nombre de mineurs dans l’incompréhension générale.

Il découvrira qu’existe dans l’univers bien plus que dans toute la philosophie d’Horatio. Et aussi que lui échoit une mission que la transmission familiale impose.


Dans ma maison sous terre est une nouvelle de Nicolas Martin publiée aux éditions Esquif. Dédicacée à son grand-père Joseph (tiens donc !) et à sa grand-mère Marie, l’auteur y ressuscite une mémoire minière qui a disparu en France avec la fermeture des puits.

Accident en 1974, réouverture en 1984, nouvel accident peu après qui afflige les mineurs et leur entourage d’une maladie inédite et bien plus terrifiante que la silicose, puis fermeture définitive en 1986. La mine de Corduroy - où se passe la nouvelle - est symptomatique du destin du secteur minier en France, héraut de la Révolution industrielle disparaissant à grand frais au XXe siècle sous les effets combinés de la concurrence internationale et de l’épuisement des filons.

Avec les mines, c’était tout un monde qui disparaissait, comme avait disparu le monde paysan (Henri Mendras l’a documenté dans La Fin des paysans, Bourdieu aussi, sous un autre angle, dans Le Bal des célibataires). Sic transit gloria mundi.


C’est à ce monde que Martin rend hommage. Autant qu’à un Lovecraft auquel il adresse des clins d’œil plus ou moins explicites (« ilot d’ignorance »…et horreur cosmique).

C’est aussi aux nécessités de la transmission qu’il s’astreint (je ne sais pas ce que faisait ce grand-père Joseph auquel la nouvelle est dédicacée mais qu’importe, transmettre est toujours important, quoi qu’on transmette).

C’est donc une jolie petite nouvelle, bien écrite (dans un ton qui rappelle parfois les dialogues de La Couleur tombée du ciel) et presque mythologique, que propose Nicolas Martin. A lire.


Dans ma maison sous terre, Nicolas Martin

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