Batman Imposter - Tomlin - Sorrentino - Bellaire

Batman Imposter est une histoire complète de Mattson Tomlin (scénariste) et Andrea Sorrentino (dessinateur de la série Le Mythe de l’Ossuaire ) colorisée par Jordie Bellaire (une complice habituelle de James Tynion IV) . Une fois encore : ne pas se poser la question de la continuité. Bruce Wayne porte le costume de Batman depuis quelques années. Il a, depuis, lutté contre le crime à Gotham avec l’aide du commissaire Gordon. Leur principal fait d’armes a été la mise au jour de la corruption de certains juges par la mafia, ce qui a abouti à la libération de nombreux criminels en raison de l’illégalité des procédures qui les avaient concernés. Quand l’histoire commence, Gordon a été poussé à la démission, le procureur Dent est aux abonnés absents, et la ville comme le GCPD se méfient vivement d’un justicier masqué dont nul n’arrive à déterminer s’il est un paladin, un criminel ou un fou furieux. C’est là, page 1, que ledit justicier arrive, gravement blessé, chez Leslie Thompkins, sa t...

Dans ma maison sous terre - Nicolas Martin


Ici et maintenant.

Joseph est un chercheur, spécialiste des mouvements sociaux dans le secteur minier. Il est aussi le petit-fils de Jonas, qui fut mineur et disparut lors de la fermeture définitive de la mine, il y a des décennies.

Vivant ? Mort ? Pire que mort ? C’est ce que Joseph va découvrir en retournant à la mine abandonnée.

Il y recueillera le témoignage – ou plutôt le testament – d’un Jonas que sa rencontre avec une entité cosmique a radicalement transformé, après qu’elle eut tué un bon nombre de mineurs dans l’incompréhension générale.

Il découvrira qu’existe dans l’univers bien plus que dans toute la philosophie d’Horatio. Et aussi que lui échoit une mission que la transmission familiale impose.


Dans ma maison sous terre est une nouvelle de Nicolas Martin publiée aux éditions Esquif. Dédicacée à son grand-père Joseph (tiens donc !) et à sa grand-mère Marie, l’auteur y ressuscite une mémoire minière qui a disparu en France avec la fermeture des puits.

Accident en 1974, réouverture en 1984, nouvel accident peu après qui afflige les mineurs et leur entourage d’une maladie inédite et bien plus terrifiante que la silicose, puis fermeture définitive en 1986. La mine de Corduroy - où se passe la nouvelle - est symptomatique du destin du secteur minier en France, héraut de la Révolution industrielle disparaissant à grand frais au XXe siècle sous les effets combinés de la concurrence internationale et de l’épuisement des filons.

Avec les mines, c’était tout un monde qui disparaissait, comme avait disparu le monde paysan (Henri Mendras l’a documenté dans La Fin des paysans, Bourdieu aussi, sous un autre angle, dans Le Bal des célibataires). Sic transit gloria mundi.


C’est à ce monde que Martin rend hommage. Autant qu’à un Lovecraft auquel il adresse des clins d’œil plus ou moins explicites (« ilot d’ignorance »…et horreur cosmique).

C’est aussi aux nécessités de la transmission qu’il s’astreint (je ne sais pas ce que faisait ce grand-père Joseph auquel la nouvelle est dédicacée mais qu’importe, transmettre est toujours important, quoi qu’on transmette).

C’est donc une jolie petite nouvelle, bien écrite (dans un ton qui rappelle parfois les dialogues de La Couleur tombée du ciel) et presque mythologique, que propose Nicolas Martin. A lire.


Dans ma maison sous terre, Nicolas Martin

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