The Tinder Box - MR Carey

The Tinder Box (Le Briquet en français) est un conte de Hans-Christian Andersen. En voici un résumé : Un soldat rencontre une sorcière qui lui demande de récupérer un vieux briquet caché dans un arbre creux. Au fond de l’arbre, il découvre trois coffres remplis de cuivre, d’argent et d’or, gardés par d’immenses chiens. Il s’empare de l’or et du briquet, puis tue la sorcière lorsqu’elle refuse de lui révéler le pouvoir de l’objet. Arrivé en ville, le soldat mène une vie luxueuse jusqu’à ce qu’il ait dépensé toute sa fortune. Il découvre alors que le briquet permet de faire apparaître les chiens, qui obéissent à tous ses ordres. Il leur demande notamment de lui apporter une princesse enfermée par ses parents, car une prophétie annonce qu’elle épousera un simple soldat. Le roi et la reine finissent par découvrir le soldat et le condamnent à mort. Au moment de son exécution, celui-ci utilise le briquet pour appeler les trois chiens. Ils le sauvent, renversent le roi et la reine, et disper...

Dans ma maison sous terre - Nicolas Martin


Ici et maintenant.

Joseph est un chercheur, spécialiste des mouvements sociaux dans le secteur minier. Il est aussi le petit-fils de Jonas, qui fut mineur et disparut lors de la fermeture définitive de la mine, il y a des décennies.

Vivant ? Mort ? Pire que mort ? C’est ce que Joseph va découvrir en retournant à la mine abandonnée.

Il y recueillera le témoignage – ou plutôt le testament – d’un Jonas que sa rencontre avec une entité cosmique a radicalement transformé, après qu’elle eut tué un bon nombre de mineurs dans l’incompréhension générale.

Il découvrira qu’existe dans l’univers bien plus que dans toute la philosophie d’Horatio. Et aussi que lui échoit une mission que la transmission familiale impose.


Dans ma maison sous terre est une nouvelle de Nicolas Martin publiée aux éditions Esquif. Dédicacée à son grand-père Joseph (tiens donc !) et à sa grand-mère Marie, l’auteur y ressuscite une mémoire minière qui a disparu en France avec la fermeture des puits.

Accident en 1974, réouverture en 1984, nouvel accident peu après qui afflige les mineurs et leur entourage d’une maladie inédite et bien plus terrifiante que la silicose, puis fermeture définitive en 1986. La mine de Corduroy - où se passe la nouvelle - est symptomatique du destin du secteur minier en France, héraut de la Révolution industrielle disparaissant à grand frais au XXe siècle sous les effets combinés de la concurrence internationale et de l’épuisement des filons.

Avec les mines, c’était tout un monde qui disparaissait, comme avait disparu le monde paysan (Henri Mendras l’a documenté dans La Fin des paysans, Bourdieu aussi, sous un autre angle, dans Le Bal des célibataires). Sic transit gloria mundi.


C’est à ce monde que Martin rend hommage. Autant qu’à un Lovecraft auquel il adresse des clins d’œil plus ou moins explicites (« ilot d’ignorance »…et horreur cosmique).

C’est aussi aux nécessités de la transmission qu’il s’astreint (je ne sais pas ce que faisait ce grand-père Joseph auquel la nouvelle est dédicacée mais qu’importe, transmettre est toujours important, quoi qu’on transmette).

C’est donc une jolie petite nouvelle, bien écrite (dans un ton qui rappelle parfois les dialogues de La Couleur tombée du ciel) et presque mythologique, que propose Nicolas Martin. A lire.


Dans ma maison sous terre, Nicolas Martin

Commentaires