No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

No Good Deed - Angela Slatter


Juste quelques lignes pour signaler l'existence de No Good Deed, une nouvelle d'Angela Slatter, shortlistée Aurealis et Shadows 2017, qui ne se trouve dans aucun de ses recueils.


Adolphus Wollstonecraft a tout pour plaire : une grande et ancienne famille, une excellente réputation, une fortune confortable. Et surtout, pour la sans doute jolie mais certainement trop ronde Isobel, il semble être le premier body positive du monde de Sourdough. Un homme admiratif, amoureux, passionné au point de vouloir l’épouser.

Un tel amour, une telle indifférence à son poids… Pour Isobel, Adolphus est vraiment une perle. Comme il l’avait déjà été pour les cinq femmes – laides ou obèses – qui l’avaient précédée devant l’autel.


Car ce qu’Isobel ignore, c’est qu’Adolphus est le Barbe-Bleu local : un assassin coureur de dot, avide de fortune, et fatal pour ses jeunes épouses.

Voilà pourquoi elle se réveille un matin dans un caveau, avec pour seule compagnie le fantôme d’une épouse assassinée. Mais cette fois, Adolphus a mal choisi sa proie… Cette fois Adolphus va payer.

No Good Deed goes unpunished, comme dit la sagesse populaire.


Si No Good Deed n'est pas la meilleure des histoires d'Angela Slatter, elle met en scène une jeune femme badass qui saura punir (tous, vraiment tous) ceux qui se sont foutus de sa gueule. Et elle donne au lecteur l'occasion de croiser quelques personnages liés à la délétère école St Dymphna, en attendant que l'autrice y revienne plus en détail, comme elle dit vouloir le faire dans sa postface.


No Good Deed, Angel Slatter

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