Daughter of Crows - Mark Lawrence

Quatrième de couv : L’Académie de la Bienveillance existe pour engendrer des agents de rétribution, façonnés à l’image des Furies — surnommées « les Bienveillantes » — devant lesquelles même les dieux hésitent à se dresser. Chaque année, une centaine de jeunes filles sont vendues à l’Académie. Dix ans plus tard, seules trois en ressortiront. Les couloirs de l’Académie ruissellent de sang. Les rares survivantes de ce cauchemar d’une décennie ont été forgées sur le sable du Jardin des Plaies. Elles ont appris des secrets ancestraux parmi les vapeurs nécrotiques du Jardin des Os. Elles franchissent ses portes en tant qu’avatars de la vengeance, liées par le serment de faire respecter la plus ancienne des lois. Seuls les plus désespérés vendraient leur enfant aux Bienveillantes. Mais Rue… elle s’est vendue elle-même. Et aujourd'hui, une vie entière plus tard — une vie longue et sanglante — alors qu’elle venait enfin de trouver la paix, la guerre vient frapper à la porte d’une viei...

Liberation - Tade Thompson


“Abuja, Liberation. We have started the first Nigerian orbit of the Earth,” says Udo on the radio.

Futur proche ou uchronique. Le gouvernement nigérian décide d'envoyer une mission spatiale nationale au-delà de la ligne de Karman pour quelques orbites et, pense-t-il, beaucoup de prestige. Mais, après un début nominal, tout se met à aller de travers. Car le système politique nigérian, si moderne se veut-il, ne parvient pas à sortir de ses apories autoritaires. Hélas.


Tade Thompson est un britannique d'origine nigériane, auteur entre autres de la trilogie Molly Southbourne.

Il propose aujourd'hui Liberation, une très jolie nouvelle lisible sur le site de ReactorMag.

On y suit les péripéties pleines d'espoir et de candeur de jeunes astronautes nigérians qui échappent plus facilement au puit de gravité qu'à la pesanteur de la politique nigériane.

On s'y rappelle les désirs avortés des nations africaines de participer à la conquête spatiale, quand l'optimisme était encore de mise sur le développement d'un continent récemment décolonisé. En août 1963, ces désirs et cet optimisme furent symbolisés par le premier coup de téléphone par satellite passé entre le président Kennedy et le premier ministre Balewa ; les deux seront assassinés, emportant désir et optimisme.

On y est sincèrement triste d'assister à une parodie cheap de mission spatiale qui rappelle moins les projets, sérieux ceux-là, abordés dans le Nigerian in Space de Deji Bryce Olukotun, que les surréalistes projets d'astronautique zambienne. Liberation est une parodie, une fake mission qui, caprice de l'histoire et hormis dans ses conséquences, n'a guère à envier dans le fonds à celles qu'organise régulièrement Jeff Bezos avec sa fusée Bleu Origin.


C'est donc un beau texte que propose Tade Thompson. Un texte simple et touchant à la fois, à lire et à faire lire.

Liberation, Tade Thompson

Commentaires