Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Liberation - Tade Thompson


“Abuja, Liberation. We have started the first Nigerian orbit of the Earth,” says Udo on the radio.

Futur proche ou uchronique. Le gouvernement nigérian décide d'envoyer une mission spatiale nationale au-delà de la ligne de Karman pour quelques orbites et, pense-t-il, beaucoup de prestige. Mais, après un début nominal, tout se met à aller de travers. Car le système politique nigérian, si moderne se veut-il, ne parvient pas à sortir de ses apories autoritaires. Hélas.


Tade Thompson est un britannique d'origine nigériane, auteur entre autres de la trilogie Molly Southbourne.

Il propose aujourd'hui Liberation, une très jolie nouvelle lisible sur le site de ReactorMag.

On y suit les péripéties pleines d'espoir et de candeur de jeunes astronautes nigérians qui échappent plus facilement au puit de gravité qu'à la pesanteur de la politique nigériane.

On s'y rappelle les désirs avortés des nations africaines de participer à la conquête spatiale, quand l'optimisme était encore de mise sur le développement d'un continent récemment décolonisé. En août 1963, ces désirs et cet optimisme furent symbolisés par le premier coup de téléphone par satellite passé entre le président Kennedy et le premier ministre Balewa ; les deux seront assassinés, emportant désir et optimisme.

On y est sincèrement triste d'assister à une parodie cheap de mission spatiale qui rappelle moins les projets, sérieux ceux-là, abordés dans le Nigerian in Space de Deji Bryce Olukotun, que les surréalistes projets d'astronautique zambienne. Liberation est une parodie, une fake mission qui, caprice de l'histoire et hormis dans ses conséquences, n'a guère à envier dans le fonds à celles qu'organise régulièrement Jeff Bezos avec sa fusée Bleu Origin.


C'est donc un beau texte que propose Tade Thompson. Un texte simple et touchant à la fois, à lire et à faire lire.

Liberation, Tade Thompson

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