Beneath the Trees Where Nobody Sees - Horvath

Woodbrook est une charmante petite ville de l’Amérique rurale. Les gens y sont bienveillants. Ils s’entraident. Ils vivent et travaillent ensemble en bonne intelligence. Dessinée en images enfantines (avec même une voix off écrite sur des fragments de cahier d’écolier) , peinte en couleurs pastels, Woodbrook nous est présentée par Samantha, l’ourse qui tient le magasin de bricolage et compte parmi les piliers de la communauté.  A Woodbrook, la vie est paisible, tout le monde se connaît, on n’y ferme pas sa porte tant la délinquance y est minuscule – sache, lecteur, qu’on n’y a noté aucun meurtre depuis quarante ans. Et voilà qu’un crime atroce est commis et mis en scène lors de la parade qui célèbre les deux cent ans de la ville. C’est toute la bourgade qui est bouleversée par cet acte impensable. Beneath the Trees Where Nobody Sees est un album de Patrick Horvath, lettré par Hassan Otsmane-Elhaou. Prenant son lecteur à contre-pied, il présente un petit paradis rural qu’il plonge ...

Lovecraft et Sonia Greene - Horreur à Martin's Beach


Tu le sais ou pas, lecteur, mais Lovecraft, le reclus de Providence, fut marié et vécut un peu moins de deux ans avec Sonia Greene, écrivaine, éditrice, modiste et femme indépendante (ce qui à l'époque n'était pas la norme).

En 1922, Greene écrivit une nouvelle d'horreur que Lovecraft révisa pour publication dans Weird Tales en novembre 1923 (comme il le fit pour tant d'autres would-be auteurs). Ce texte s'intitulait The Invisible Monster.

A l'occasion de l'actuelle campagne de traduction de la correspondance entre RE Howard et Lovecraft, David Camus et Mnémos offrent en téléchargement une VF inédite de cette même nouvelle, titrée Horreur à Martin's Beach.

On y retrouve en très peu de pages le sens de la description et le sentiment d'effroi cosmique qui caractérisent les oeuvres d'HPL, que ceux-ci aient été ici des ajouts de Lovecraft ou au contraire ce qui l'attira dans le texte de celle qu'il allait épouser.

Surtout, confronté à l'horreur abjecte qui s'exprime dans ce très court texte, on ressent un effroi véritablement poignant, au point qu'on est surpris d'être autant touché par un juvenilia lu d'abord par curiosité.

De la belle ouvrage. HPL et Greene rulez ! Camus et Mnémos aussi.

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