Alastor de Sombregarde 1 - Dobbs - Morinière

Un champ de bataille enfin apaisé. Des corps à perte de vue. Les armées du Mal ont été vaincues. Les paladins du Bien et leurs alliés elfes viennent achever les blessés et neutraliser les cadavres enmagiqués. Au milieu du carnage, un nécromancien gobelin nommé Guulghar a survécu par pure chance. Discrètement, il s’extrait de la masse des macchabées moins chanceux que lui, récupère son bâton (qui porte le crâne animé de son frère Huulghar) , et parvient à ranimer un chevalier de la mort, Alastor de Sombregarde, que des mages elfes s’apprêtaient à bannir définitivement. Les deux (trois) , peut-être uniques « survivants » de la Sombre Garde, partent de conserve vers les terres du chevalier pour y retrouver l’épouse du paladin déchu. Une longue et lente chevauchée qui les amène à traverser maints territoires et à vivre maintes aventures. Disons-le tout de suite : dès sa splendide couverture, cet album est en tous points magnifique. La présentation éditeur évoque Don Quichotte...

Sherlock Holmes and the Servants of Hell - Paul Kane


Bon, faisons vite : C'est très mauvais.
Il m'arrive, lecteur, de céder à des conseils malavisés, surtout quand il s'agit du plus grand détective du monde.
Ici, ce mashup entre Sherlock Holmes et le Hellraiser de Clive Barker est de piètre qualité.
Une première moitié (grosso modo l'enquête, sauf qu'elle est très modeste et que, de toute façon, si on lit ce livre c'est qu'on connaît déjà la réponse) dans laquelle l'auteur, Paul Kane, cite tellement d'affaires canoniques de Holmes qu'on dirait un mauvais étudiant rédigeant une mauvaise dissertation composée uniquement à base d'exemples.
Une seconde moitié très (trop) orientée action dans laquelle ce sont alors les références à Hellraiser qui abondent, avec même le retour de Moriarty (!), du fantôme de Mary (!!) et, le ridicule ne tuant pas, une bibliothèque de magie dont Watson apprend, comme par magie justement, les sorts.
Le tout est grotesque mais surtout ennuyeux ; je ne sais pas ce qui est pire.
Je suis allé en enfer pour toi, lecteur. Ne m'y rejoins pas.

Sherlock Holmes and the Servants of Hell, Paul Kane

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