No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

Sherlock Holmes and the Servants of Hell - Paul Kane


Bon, faisons vite : C'est très mauvais.
Il m'arrive, lecteur, de céder à des conseils malavisés, surtout quand il s'agit du plus grand détective du monde.
Ici, ce mashup entre Sherlock Holmes et le Hellraiser de Clive Barker est de piètre qualité.
Une première moitié (grosso modo l'enquête, sauf qu'elle est très modeste et que, de toute façon, si on lit ce livre c'est qu'on connaît déjà la réponse) dans laquelle l'auteur, Paul Kane, cite tellement d'affaires canoniques de Holmes qu'on dirait un mauvais étudiant rédigeant une mauvaise dissertation composée uniquement à base d'exemples.
Une seconde moitié très (trop) orientée action dans laquelle ce sont alors les références à Hellraiser qui abondent, avec même le retour de Moriarty (!), du fantôme de Mary (!!) et, le ridicule ne tuant pas, une bibliothèque de magie dont Watson apprend, comme par magie justement, les sorts.
Le tout est grotesque mais surtout ennuyeux ; je ne sais pas ce qui est pire.
Je suis allé en enfer pour toi, lecteur. Ne m'y rejoins pas.

Sherlock Holmes and the Servants of Hell, Paul Kane

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