La Muraille de Chine - Franz Kafka

Ressortie du recueil La Muraille de Chine de Franz Kafka aux Forges de Vulcain. Traduit par Stéphane Rilling qui postface et nanti d’une intéressant préface d’Éric Pessan, le recueil est articulé autour de La Construction de la muraille de Chine , une nouvelle de longueur moyenne, et de textes beaucoup plus courts, tous écrits entre 1917 et 1922 alors que l’empire austro-hongrois s’effondrait, que l’antisémitisme montait, parallèlement au sionisme, et que l’intérêt pour le Chine, immense et en partie incompréhensible, était fort. Passé Le chasseur Gracchus , un premier texte dont l’intérêt narratif m’a largement échappé, Kafka construit ici par fragments (certaines nouvelles ne font que deux ou trois pages) la vision d’un monde qui échappe largement à la compréhension humaine et dans lequel l’absurde (on le dit toujours) mais aussi l’arbitraire (on le dit parfois moins) est la norme. Le monde de Kafka est immense, comme la Chine. Immense au point que l’homme normal n’en voit jamais

Bloodchild : Octavia Butler dans Bifrost 108


Dans le Bifrost 108, sous une couverture puissante de Guillaume Sorel, il y a, outre toutes les rubriques habituelles qui font du magazine un rendez-vous incontournable, un grand Dossier Octavia Butler, ainsi qu'Enfants de Sang, une nouvelle multiprimée jamais traduite en français que Pierre-Paul Durastanti s'était donné pour mission de faire connaitre aux lecteurs VF. C'est chose faite, dans une traduction de Michelle Charrier.

Je parlais brièvement de ce texte, que je tiens pour l'un des plus puissant que j'ai lus, il y a dix ans déjà. Je déconseille de lire plus que ce que contient ma chro de l'époque avant de commencer la nouvelle.


Encore bravo au Bélial et à PPD pour avoir rendu disponible Enfants de Sang.

Sans oublier Marion Mazauric (interviewée dans le mag) pour tout ce qu'elle a fait jusqu'ici pour la dame.

L'avis de Feyd Rautha

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