The Tyranny of Faith - Richard Swan

The Tyranny of Faith est le tome 2 de la trilogie entamée par Richard Swan avec La Justice des rois (en VF) . Pour la présentation du contexte, on peut cliquer ici. Pour ce qui est de ce deuxième tome, on sait (ou pas) que j’aime peu chroniquer les tomes n, d’autant que je ne résume jamais beaucoup l’histoire (ce n’est pas le point de ce blog, ça ne devrait être celui d’aucun chroniqueur de livre) . Que dire alors ? The Tyranny of Faith a les qualités de son prédécesseur. L’intrigue, qui était complexe, le devient encore plus, et l’ampleur du complot visant à renverser l’Empire se révèle peu à peu dans ses impressionnantes dimensions. Si l’histoire se développe, les personnages le font aussi, notamment la narratrice, Helena, dont les affres et tourments intérieurs sont largement exposés. La jeune femme grandit, devient adulte d’une certaine manière, en étant peu à peu forcée d’admettre que le monde et ceux qui l’entourent ne sont pas tout d’un bloc. Helena découvre dans la douleur ...

Mortel imprévu - Dominique Monféry


Fin du XIXe siècle. Edith, la femme battue d'un médecin londonien, fuit Londres pour refaire sa vie dans le Nouveau monde. Un espoir qu'elle partage avec nombre d'hommes et de femmes en cette époque de grande migration vers les USA et leurs promesses.

Embauchée par une riche famille locale, elle fait la connaissance de Hans, charpentier de son état. Amoureux, le couple décide de partir vers le Klondike pour y participer à la ruée vers l'or (et, dans cet album, aucun Picsou à l'horizon). Edith et Hans s'y joignent à un petit groupe constitué d'un prospecteur, Harkey, et de deux autres chercheurs d'or. Les cinq s'installent dans une cabane construite sur la concession du prospecteur et commencent leur récolte aurifère. Le temps passe. L'hiver arrive. Puis tout bascule. La seule question qui reste est alors celle de la survie.


Traitement sans concession de la noirceur humaine, "Mortel imprévu" dit aussi l’incommunicabilité entre les êtres, même au sein du couple, la puissance de l'instinct de survie - qui n'empêche pas une certaine forme de noblesse - et l’hostilité fondamentale de la nature. Quand le cadre habituel s'effondre, quand la vie ne tient plus qu'à un fil, le vernis de civilisation saute même si on essaie sincèrement de le préserver. C'est ce qu'Edith découvre à son grand désenchantement.


Sur un scénario de survival assez classique auquel on pourra reprocher une fin au rebondissement vraiment tiré par les cheveux, Monféry livre un travail graphique de très grande qualité. Par le jeu des cadrages et des couleurs on se trouve immergé avec Edith dans une petite ville-frontière du Klondike, dans un campement de chercheurs d'or, dans la sauvagerie particulière que transportent avec eux les hommes au cœur de la nature, ou entouré de loups affamés rendus plus terrifiants encore par le traitement graphique dont ils bénéficient. Le dynamisme et l’éclairage des scènes subliment la narration, ils offrent aussi aux yeux du lecteur une collection de planches très belles à regarder. Le tout constitue un très bel album qui ravit l’œil.


Long story short, "Mortel imprévu" est un album one-shot de Dominique Monféry, au titre raté mais au contenu globalement très plaisant.


Mortel imprévu, Dominique Monféry

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