Revue Tina IA - Collectif

  Je ne suis guère partisan de l'autopromo mais, la revue étant collective, je veux signaler ici la sortie du numéro de  la revue Tina  consacrée à l'IA. Je ne citerai personne pour n'oublier personne (sommaire ci-dessous) , je dirai juste ici que les 190 pages de la revue sont bien remplies de fictions autant que de non-fictions, qu'on y croise Ian Soliane ( qui commence à être bien connu des lecteurs de ce blog ) , qu'on y lit de la poésie et qu'on peut même y écouter une bande-son. Le sommaire complet de la revue est disponible là. Allez y jeter un oeil, voire les deux.

Gagner la guerre t4 - Genet - Jaworski


Voici qu'arrive le tome 4 de l'adaptation BD du Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski par Genet et Jaworski lui-même.


On avait laissé Benvenuto Gesufal en grand danger à la fin du tome 3. Les mensonges et les machinations dont il a été partie commencent à émerger au grand jour alors que les dépités de la guerre de Ressine cherchent à se venger et à reprendre l'initiative politique. D'atout secret, Benvenuto devient une gène possible pour la maison Ducatore, au point que, alors que Ducatore semble retourner sa veste à son endroit, il ne voit plus que la fuite comme solution aux deux périls qui le menacent : l'emprisonnement à court terme et l'assassinat à moyen terme.


Fuir dans la ville est utile pour échapper quelques temps à des lames trop aiguisées mais, clairement, quitter la ville est le seul moyen d'échapper à la mort. Recherché par spadassins et magiciens, le bretteur à gages doit mettre le plus de distance possible entre lui et la République de Ciudala s'il veut conserver un maigre espoir de conserver sa tête sur ses épaules. Alors que tout semble se liguer contre lui et qu'aucune échappatoire n'est est en vue, une aide inattendu se présente.


Etonamment, et en dépit de son impardonnable incartade au sein même de la famille de son « patron », il est aidé dans son entreprise par un homme du Podestat Ducatore. Le vieux leader pense pouvoir encore l'utiliser, comme homme de main ou comme chèvre si nécessaire. Voilà donc Benvenuto parti sur les routes d'exil, en compagnie du mage Sassanos et de deux mercenaires Ouromands, en direction de la Marche franche, une zone montagneuse située à l'ouest de sa ville de naissance, loin de la sophistication et de la magnificence de Ciudala la belle.

En chemin les dangers le guettent encore, qu'ils soient bandits de grand chemin ou poursuivants qui n'abandonnent pas tant son nom est devenu synonyme de tout ce qui doit disparaître des intrigues de la guerre de Ressine.


Action, réaction, risque, morts violentes, difficile de savoir dans le monde de Benvenuto qui est un ami et qui est un traître, d'autant que les alliances changent au gré des intérêts et que les soutiens évoluent avec les rapports de force et les opportunités. Benvenuto doit donc compter essentiellement sur lui-même pour survivre, en acceptant néanmoins l'aide d'autres sans lesquels il ne tiendrait pas longtemps, tout en sachant qu'il ne doit jamais baisser sa garde et donc se méfier « d'aides » susceptibles à tout moment se retourner. Une situation profondément inconfortable.

Quand il s'avère que la fuite ne pourra pas durer éternellement, Benvenuto se donne un nouveau cap, qu'on explorera dans le tome 5.

"La Marche franche" est encore, comme ses prédécesseurs, une réussite. L'action est toujours aussi frénétique, les enjeux toujours aussi élevés, les manigances toujours aussi tortueuses. On halète avec Benvenuto et on n'aimerait guère être à sa place.


Gagner la guerre t4, La Marche franche, Genet, Jaworski

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