Machine Vendetta - Alastair Reynolds

Tu connais mon blog, lecteur, tu sais qu’à chaque nouveau volume d’un même cycle mon envie de chroniquer décroît. Je vais donc traiter brièvement le tome conclusif de la saga Prefect Dreyfus Emergencies ; il s’intitule Machine Vendetta . Bref ne signifie pas insignifiant. Je vais donc t’apprendre, lecteur, que ce troisième ouvrage est à la hauteur des précédents, qu’il les surpasse même en ceci qu’il fait encore évoluer ses personnages tout en dénouant tous les fils de l’intrigue tissés depuis le début du cycle. Sans trop spoiler, sache que, au fil d’enquêtes sur une série de meurtres et d’attentats, on ira dans cet ouvrage jusqu’à la conclusion de la guerre d’usure entre IA surpuissantes entamée dans le tome 1 . Sache que l’ouvrage, comme son prédécesseur, peut être lu avec un œil politique. La division à l’intérieur du Glitter Band , les actions violentes qui opposent les radicaux de « communautés » présentées comme adverses, le poids des vieilles rancœurs et des péchés pas...

Noël au palais présidentiel - Siébert


En ce jour de Noël, Christophe Siébert offre aux lecteurs son Christmas Carol, un inédit coupé au montage du roman Feminicid, lisible ici.


En quelques mots, disons que "Noël au palais présidentiel" est l'histoire d'une brève rencontre. Une rencontre entre l'avocat Anton Edouardovitch Bolchov et son client imposé, Sasha Romanski. Une entrevue dont la seule finalité est de donner un vernis de justice équitable à ce qui n'est qu'un assassinat politique déguisé.

La confession de Romanski dévoile une partie cachée de l'histoire politique de Mertvecgorod et rappelle (ou fait découvrir) au lecteur la cruauté inhumaine de la vie politique locale et la dureté, hélas si humaine, de la vie tout court en Mertvecgorod.


Un texte à lire d'urgence tant ce court récit est un baume apaisant sur les éventuelles déceptions que ces fêtes ont pu vous réserver, entre cadeaux ratés et isolement Covid.

Votre Noël n'a pas été parfait ? Lisez à quoi ressemble celui de Sasha Romanski :

Il s’appelle Sasha Romanski et demain il va mourir. Il a vécu une vie de merde – vraiment ce qu’on peut appeler une vie de merde – et a tenté de s’en extraire en faisant preuve de courage, de loyauté et d’héroïsme. En récompense, ils vont le fusiller.


Noël au palais présidentiel, Christophe Siébert

Commentaires

Anonyme a dit…
Merci pour ce texte que je lirai.
Cela permet en effet de beaucoup relativiser nos petites tracasseries de Noël.
On devrait avoir honte parfois de nous plaindre pour si peu.
Gromovar a dit…
Là, en effet, difficile de faire pire Noël que celui-ci.