The Everlasting - Alix E. Harrow

Mais que diable suis-je allé faire dans cette galère ? C’est la question que je me pose en effet. Pris de folie, j’ai acheté le dernier Prix Hugo, The Everlasting d’Alix E. Harrow. Mal m’en a pris. Long story short, The Everlasting est l’histoire d’Owen Mallory, un jeune chercheur raté envoyé à son corps défendant 900 ans dans le passé pour documenter la vie d'Una, une orpheline devenue une chevalière légendaire, vainquant des périls sans nom avant de mourir pour sa reine et sa patrie. C’est une histoire de boucle temporelle dans laquelle il s’avère vite que l’Histoire est manipulée par une femme ambitieuse qui construit de toutes pièces sa grandeur en construisant celle de son pays. C’est aussi une histoire d’amour (hélas) entre Owen le moderne et Una l’historique. Voilà. Le monde de Dominion, la patrie du héros, ressemble beaucoup à l’Angleterre de l’après-Seconde Guerre mondiale. La légende dite dans le roman ressemble, par ses personnages, à la légende arthurienne. S’y ajout...

Noël au palais présidentiel - Siébert


En ce jour de Noël, Christophe Siébert offre aux lecteurs son Christmas Carol, un inédit coupé au montage du roman Feminicid, lisible ici.


En quelques mots, disons que "Noël au palais présidentiel" est l'histoire d'une brève rencontre. Une rencontre entre l'avocat Anton Edouardovitch Bolchov et son client imposé, Sasha Romanski. Une entrevue dont la seule finalité est de donner un vernis de justice équitable à ce qui n'est qu'un assassinat politique déguisé.

La confession de Romanski dévoile une partie cachée de l'histoire politique de Mertvecgorod et rappelle (ou fait découvrir) au lecteur la cruauté inhumaine de la vie politique locale et la dureté, hélas si humaine, de la vie tout court en Mertvecgorod.


Un texte à lire d'urgence tant ce court récit est un baume apaisant sur les éventuelles déceptions que ces fêtes ont pu vous réserver, entre cadeaux ratés et isolement Covid.

Votre Noël n'a pas été parfait ? Lisez à quoi ressemble celui de Sasha Romanski :

Il s’appelle Sasha Romanski et demain il va mourir. Il a vécu une vie de merde – vraiment ce qu’on peut appeler une vie de merde – et a tenté de s’en extraire en faisant preuve de courage, de loyauté et d’héroïsme. En récompense, ils vont le fusiller.


Noël au palais présidentiel, Christophe Siébert

Commentaires

Anonyme a dit…
Merci pour ce texte que je lirai.
Cela permet en effet de beaucoup relativiser nos petites tracasseries de Noël.
On devrait avoir honte parfois de nous plaindre pour si peu.
Gromovar a dit…
Là, en effet, difficile de faire pire Noël que celui-ci.