No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

Noël au palais présidentiel - Siébert


En ce jour de Noël, Christophe Siébert offre aux lecteurs son Christmas Carol, un inédit coupé au montage du roman Feminicid, lisible ici.


En quelques mots, disons que "Noël au palais présidentiel" est l'histoire d'une brève rencontre. Une rencontre entre l'avocat Anton Edouardovitch Bolchov et son client imposé, Sasha Romanski. Une entrevue dont la seule finalité est de donner un vernis de justice équitable à ce qui n'est qu'un assassinat politique déguisé.

La confession de Romanski dévoile une partie cachée de l'histoire politique de Mertvecgorod et rappelle (ou fait découvrir) au lecteur la cruauté inhumaine de la vie politique locale et la dureté, hélas si humaine, de la vie tout court en Mertvecgorod.


Un texte à lire d'urgence tant ce court récit est un baume apaisant sur les éventuelles déceptions que ces fêtes ont pu vous réserver, entre cadeaux ratés et isolement Covid.

Votre Noël n'a pas été parfait ? Lisez à quoi ressemble celui de Sasha Romanski :

Il s’appelle Sasha Romanski et demain il va mourir. Il a vécu une vie de merde – vraiment ce qu’on peut appeler une vie de merde – et a tenté de s’en extraire en faisant preuve de courage, de loyauté et d’héroïsme. En récompense, ils vont le fusiller.


Noël au palais présidentiel, Christophe Siébert

Commentaires

Anonyme a dit…
Merci pour ce texte que je lirai.
Cela permet en effet de beaucoup relativiser nos petites tracasseries de Noël.
On devrait avoir honte parfois de nous plaindre pour si peu.
Gromovar a dit…
Là, en effet, difficile de faire pire Noël que celui-ci.