Something is killing the children t9 - Tynion IV - Dell'Edera

Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis mon bref post sur le tome 2 . De l'eau et des tomes puisqu'aujourd'hui nous en sommes à l'opus 9, intitulé All her monsters , qui rappellera par son titre comme par son propos le Demon in a Bottle d'Iron Man. L'histoire principale du début de la série s'est conclue, pour le mieux si l'on peut dire. Au fil de l'eau, entre le 2 et le 9, alors que je flemmardais et ne chroniquais pas, on aura appris bien des choses sur l'organisation à laquelle appartient la chasseuse Erica Slaughter ainsi que sur les monstres qu'elle combat. Depuis deux volumes maintenant, nous explorons son passé, ses jeunes années d'enfant et de chasseuse. Les qualités dites dans la chronique du tome 1 sont toujours présentes. C'est un comic qu'on lit avec l'excitation des plaisirs simples qui régalent sans être gâchés par une simplicité excessive (si tu comprends ce que je veux dire, lecteur, tu es fort) . ...

Insecticide - Steven Saylor


La maison d’édition indépendante Le passager clandestin est une toute petite maison radicale, engagée et militante contre une certaine forme insatisfaisante du monde. Au milieu des non fictions, on y trouve la collection Dyschroniques qui remet à l’honneur des textes anciens de grands noms de la SF.

Nouvelles ou novellas posant en leur temps les questions environnementales, politiques, sociales, ou économiques, ces 18 textes livrent la perception du monde qu’avaient ces auteurs d’un temps aujourd’hui révolu. Et si certaines questions semblent moins d’actualité, d’autres, en revanche, sont devenues brûlantes et illustrent, hélas, la pertinence des craintes exprimées par les auteurs de SF.

On notera que chaque ouvrage à fait l’objet d’un joli travail d’édition, chaque texte étant suivi d’une biographie/bibliographie de l’auteur, d’un bref historique des parutions VO/VF, d’éléments de contexte, ainsi que de suggestions de lectures ou visionnages connexes. Une bien jolie collection donc.


Parlons ici de "Insecticide", de Steven Saylor - que j'ai connu dans un autre genre pour avoir lu tous ses romans historiques sur la période qui suit la guerre civile romaine.
Dans "Insecticide", lecteur, tu feras la connaissance de John Moreland, un citoyen banal d'une société future. Dans les USA de Moreland existe une firme, Bund, qui visiblement produit biens et services à grande échelle pour satisfaire un grand nombre des « besoins » de la vie courante, de la recherche scientifique militaire à la santé en passant par la...désinsectisation.
Le jour où Moreland voit son appartement envahi de cafards, il fait appel à une filiale de Bund - comment faire autrement d'ailleurs ? Mal lui en prend. Le prestataire qu'on lui envoie inonde littéralement son appartement d'un insecticide qui, contrairement aux assertions officielles, se révèle toxique.

Dans une ambiance qui rappelle plus Kafka ou Brazil que Damasio - et c'est tant mieux -, Saylor raconte un monde des années 80 dans lequel les firmes géantes commencent leur entrée dans la vie des gens, où le complotisme devient assez prégnant pour faire des ravages en attisant les braises de vérités mal digérées (sur les expériences de la CIA ou tout autre sujet), où l'isolement des citoyens face à des entités de plus en plus éloignées de lui devient progressivement la norme (et où, pour ce qui est du privé, l'extension du domaine de la lutte commence à montrer son vilain museau).

Un texte intéressant et angoissant - qui aurait pu être un épisode de Twilight Zone - auquel on ne reprochera qu'une fin trop abrupte.

Insecticide, Steven Saylor

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