L'Enfant du Deptford - Nat Cassidy

L'Enfant du Deptford , de Nat Cassidy, un roman trop mou, trop fade, trop quelconque pour séduire. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 125, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : Et si votre enfant n'était plus vraiment… le vôtre ? Après la naissance très compliquée de leur fille Charlie, Ana et Reid ont désespérément besoin d'un nouveau départ. Tout semble enfin leur sourire lorsqu'ils ont l'occasion, pour un loyer modique, de vivre dans un appartement au Deptford, l'un des immeubles les plus prestigieux de Manhattan, avec vue sur Central Park. Mais très vite, une présence insidieuse se fait sentir. Bruits inexpliqués, couloirs secrets, voisins inquiétants… Puis le doute s'installe. Quelque chose cloche. Dans l'immeuble. Et avec le bébé. Un roman troublant, intense et profondément dérang...

Mangez-le si vous voulez BD - Gelli d'après Teulé


Les habitués de ce blog ont peut-être lu ma chronique de 2013 du roman de Jean Teulé "Mangez-le si vous voulez".
Le roman de Teulé raconte par le détail et minute après minute une abomination commise par une foule périgourdine durant la guerre de 1870-71. Une barbarie si ignoble que même les graves condamnations prononcées ne sauraient l'équivaloir.

Je ne reviendrai pas ici sur les faits ni sur ses« causes », il suffit d'aller lire mon post précédent, et celui de Nébal auquel il renvoie.
Je dirai juste que la mise en image du récit par Gelli est une vraie réussite, offrant un album très pénible à lire (infiniment moins pénible que ce que subit Alain de Moneys de la part de gens qui étaient des voisins ou des amis).
Traits à l'encre, traitement à la couleur noire. Seule autre couleur, le rouge, rouge du vin et rouge du sang, puis rouge du corps martyrisé de de Moneys, seule tache de couleur dans un univers traité en tons de noir. Quelques visages surnagent, le reste c'est la masse, la foule. La bêtise, l'ignorance, la folie collective, toute l'horreur qu'est une foule, à laquelle s'ajoutent au départ de l'affaire des informations tronquées et des citations imparfaites ; les réseaux sociaux à l'heure du téléphone arabe.
Sans oublier la lâcheté, la peur d'intervenir, l'idée coupable selon laquelle si on ferme les yeux et qu'on ne voit plus une chose, elle cesse d'exister.

A lire absolument, comme un hommage, et pour la façon dont ça illustre certains de nos questionnements contemporains, onze jours seulement après que la société française ait découvert comme par magie ce qui se passait au coeur même de son système éducatif.

Mangez-le si vous voulez, Gelli, d'après Teulé

Commentaires