Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Les Montagnes Hallucinées : Baranger illustre Lovecraft


"Les montagnes hallucinées" est l'un des textes les plus importants de Lovecraft, l'une des clefs de voute de la théogonie lovecratienne.

Je ne chroniquerai pas ici un texte très connu et déjà analysé avec grand talent par d'autres. Je te renvoie juste, lecteur, à cette fiche si tu veux quelques informations.

François Baranger, déjà à l'origine d'une magistrale adaptation illustrée de L'appel de Cthulhu, s'y attaque ici et crée une oeuvre qui sublime le texte de Lovecraft, inspirant à son lecteur cette awe qu'il ressentait déjà sous une autre forme à la lecture du texte.

Les deux tomes sont maintenant disponibles. Ils n'attendent que toi.
Si j'avais eu la chance d'avoir de tels ouvrages enfant je serais devenu bien plus fou bien plus vite, tant l'interprétation de Baranger, loin de brider le travail de l'imagination, place sous les yeux du spectateur le gigantisme effroyable d'une réalité qui ressurgit du fond des âges, et l'installe, seul, face à son insignifiante petitesse.
Tekeli-li !

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