Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Le deuxième sang - Emilie Querbalec


Juste un mot pour signaler qu'Albin Michel Imaginaire met en téléchargement gratuit (en dépit du verbe Acheter sur le bouton clickable) la nouvelle "Le deuxième sang", d'Emilie 'Monts d'automne' Querbalec.

Contexte oriental encore mais pas japonais cette fois.
Le texte, court, met en scène Lha-Mi, une jeune novice du monastère de Bainalung qui s'entraîne dur pour devenir une guerrière d'élite appelée à rejoindre le palais impérial et les rangs de la Première Garde de l'Empereur. Un parcours martial et sélectif qui dure des années.

Pour servir, elle doit aussi, parallèlement, offrir son premier sang à la déesse Kamasapa - la déesse guerrière aux huit bras portant huit armes -, mais aussi et de surcroît, et ceci elle ne le découvre qu'après, le deuxième.
Quel choix fera-t-elle ?
Et qu'advient-il de celles qui renâclent, rejoignant par leur attitude le rang des dzums (ces femmes monstrueuses et maudites dont le nom vient de celui que porte les femelles bâtardes de yak et de vache).
Je n'en dis pas plus pour ne pas trop spoiler un texte court.

Dans "Le deuxième sang", Querbalec met en lumière un dilemme, assez courant, qui parlera aux femmes cadres d'Apple ou Facebook par exemple.
Il permettra à ceux qui n'ont pas compris un passage clef de La guerre du pavot de peut-être, enfin, comprendre ce qu'il signifie.

Je ne comparerai pas l'histoire de la nouvelle et celle du roman, deux objets dissemblables ; en revanche je trouve le style inférieur ici, alors, s'il n'est pas assez à votre goût, que ça ne vous empêche pas de lire le roman, vous ne serez pas déçu.

Le deuxième sang, Emilie Querbalec

Commentaires