Preaching to the Choir - Adrian Tchaikovsky

Angleterre, aujourd’hui. Ross est l’un des nombreux descendants du clan Enderbough, une très vieille famille anglaise qui remonte au moins à la conquête normande, une famille si ancienne qu’elle a l’influence, le pouvoir et la fortune qui vont avec son ancienneté. Il vit depuis plusieurs années avec Elena Mendes, une étudiante en médecine comme lui, qu’il a rencontrée aux USA, à la prestigieuse université Johns Hopkins. Ross revient aujourd’hui dans la vieille maison familiale pour une réunion de famille à laquelle il a convié Elena, qu’il veut présenter à sa lignée. Le lieu est isolé, la propriété immense. Et Elena comprendra vite que quelque chose ne va pas dans cette famille. Preaching to the Choir est la dernière novella (en date) d’Adrian Tchaikovsky (aka Stakhanovsky) . Le stakhanoviste de l’écriture se lance dans le gothique avec ce deuxième volet de la série Terrible Worlds : Transformations , après Saturation Point . Si, gothique oblige, Elena est le personnage central s...

Impossible Dreams - Tim Pratt in Bifrost 96


Dans le Bifrost 96, outre le volumineux dossier Wiliam Gibson, les rubriques habituelles, les nouvelles, un extrait de la nouvelle traduction de Neuromancien par Laurent Queyssi, sans oublier un édito à la hache autant que bien senti d'Olivier 'The Boss' Girard, on trouve aussi une petite merveille qu'il aurait fallu conserver peut-être pour le numéro qui enjambe la Saint-Valentin.

"Impossible Dreams" est une courte nouvelle de Tim Pratt, publiée d'abord dans Asimov's Science-fiction en 2006, qui obtint le Hugo de la meilleure nouvelle en 2007.

Dans un ambiance assumée à la Twilight Zone, Pratt raconte l'histoire de Pete, cinéphile passionné qui découvre par hasard un vidéoclub venu d'une autre dimension. Une dimension dans laquelle l'histoire du cinéma est différente, dans laquelle les films qui ont seulement failli se faire ici l'ont là-bas été, ou dans laquelle les montages studio foireux n'ont pas défiguré l’œuvre des grands réalisateurs. Pour Pete, une caverne d'Ali Baba, tenue par la charmante Ally.
Alors qu'il croit pouvoir réaliser son rêve de voir ces fameux films – tous – les problèmes s’enchaînent, comme si toutes les lois de Murphy de l'univers se liguaient contre lui. Cerise sur le gâteau, le vidéoclub n'est pas là pour longtemps. Les films, et Ally, vont finir par partir.

Très joli texte, ambiance Twilight Zone, optimisme fifties, "Impossible Dreams" est une perle à lire. Dans la dimension d'Ally, Billy Wilder aurait pu la tourner. C'est, ici et chez nous, l’Israélien Shir Comay qui en a fait un court métrage primé au Icon Festival en 2011. On clique ici pour le trailer et le court en entier est ci-dessous.


Impossible Dreams, Tim Pratt

Commentaires