L'Enfant du Deptford - Nat Cassidy

L'Enfant du Deptford , de Nat Cassidy, un roman trop mou, trop fade, trop quelconque pour séduire. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 125, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : Et si votre enfant n'était plus vraiment… le vôtre ? Après la naissance très compliquée de leur fille Charlie, Ana et Reid ont désespérément besoin d'un nouveau départ. Tout semble enfin leur sourire lorsqu'ils ont l'occasion, pour un loyer modique, de vivre dans un appartement au Deptford, l'un des immeubles les plus prestigieux de Manhattan, avec vue sur Central Park. Mais très vite, une présence insidieuse se fait sentir. Bruits inexpliqués, couloirs secrets, voisins inquiétants… Puis le doute s'installe. Quelque chose cloche. Dans l'immeuble. Et avec le bébé. Un roman troublant, intense et profondément dérang...

Impossible Dreams - Tim Pratt in Bifrost 96


Dans le Bifrost 96, outre le volumineux dossier Wiliam Gibson, les rubriques habituelles, les nouvelles, un extrait de la nouvelle traduction de Neuromancien par Laurent Queyssi, sans oublier un édito à la hache autant que bien senti d'Olivier 'The Boss' Girard, on trouve aussi une petite merveille qu'il aurait fallu conserver peut-être pour le numéro qui enjambe la Saint-Valentin.

"Impossible Dreams" est une courte nouvelle de Tim Pratt, publiée d'abord dans Asimov's Science-fiction en 2006, qui obtint le Hugo de la meilleure nouvelle en 2007.

Dans un ambiance assumée à la Twilight Zone, Pratt raconte l'histoire de Pete, cinéphile passionné qui découvre par hasard un vidéoclub venu d'une autre dimension. Une dimension dans laquelle l'histoire du cinéma est différente, dans laquelle les films qui ont seulement failli se faire ici l'ont là-bas été, ou dans laquelle les montages studio foireux n'ont pas défiguré l’œuvre des grands réalisateurs. Pour Pete, une caverne d'Ali Baba, tenue par la charmante Ally.
Alors qu'il croit pouvoir réaliser son rêve de voir ces fameux films – tous – les problèmes s’enchaînent, comme si toutes les lois de Murphy de l'univers se liguaient contre lui. Cerise sur le gâteau, le vidéoclub n'est pas là pour longtemps. Les films, et Ally, vont finir par partir.

Très joli texte, ambiance Twilight Zone, optimisme fifties, "Impossible Dreams" est une perle à lire. Dans la dimension d'Ally, Billy Wilder aurait pu la tourner. C'est, ici et chez nous, l’Israélien Shir Comay qui en a fait un court métrage primé au Icon Festival en 2011. On clique ici pour le trailer et le court en entier est ci-dessous.


Impossible Dreams, Tim Pratt

Commentaires