Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

The Manhattan Projects vol II - Hickman Pitarra Bellaire


"Manhattan Projects, vol II : Leur Règne"

Personnages, contexte et décors sont connus, le comic out of bounds continue sur sa lancée du premier tome.

On voit donc ici :

Le délirant Oppenheimer terminer enfin sa guerre civile intérieure (avec un résultat surprenant).
Einstein (ou pour être plus précis, les Eisntein) faire des siennes à travers les dimensions du multivers de façon bien plus barbare que scientifique en compagnie d’un Feynman pusillanime et soumis.
Daghlian s’isoler dans le désert en version locale du Dr Manhattan.
Von Braun et le peu fin Gagarine partir dans l’espace en quête de Laïka, pour une aventure Space-Op, cocasse et haute en couleurs, truffée de petites références décalées à Star Wars.
Groves et l’encore plus barjo Gen. Westmoreland, amoks et lancés dans une série d’opérations d’une très grande brutalité.
J’en passe et des meilleures.

Mais surtout, on apprend encore une fois à la lecture de ce volume ces vérités qu’on nous cache depuis toujours. Sur la fabrication de la Guerre Froide, sur la prise de contrôle de l’URSS par des entités extra-terrestres, sur l’arrivée au pouvoir de Castro, sur la Crise des Missiles, sur la mort de Kennedy et la fameuse Balle magique - et sur le rôle qu’y ont joué les personnages les moins recommandables du comic.

Comme pour le tome 1, il faut quelques dizaines de pages pour adhérer (de nouveau) au concept. Mais, ensuite, c’est vraiment amusant, du fait même de l’excès - avec une mention spéciale au Brejnev alien.
L’ensemble n’est pas terminé aujourd’hui en VO, même si l’édition Urban reprend tout l’existant.

The Manhattan Projects, Vol II Leur Règne, Hickman, Pitarra, Bellaire

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