Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

The Monstrous Collection - Niles - Wrightson


"The Monstrous Collection" est un recueil de BD d'horreur scénarisé par Steve Niles et mis en image par l'énormissime Bernie Wrightson. On avait récemment apprécie (c'est peu dire) le travail du duo sur le magnifique Frankenstein, le monstre est vivant.

Dans le recueil, trois récits, indépendants mais liés par le fait que certains personnages se retrouvent d'une histoire à l'autre.

D'abord Dead, she said. Excellente histoire. Joe Coogan, détective privé, est tué lors d'une de ses enquêtes. Il en faut plus pour l'arrêter ; l'homme est toujours mobile, mort-vivant dirons-nous. Il se lance alors éperdument à la recherche de son assassin, un savant fou qui rêve de conquérir le monde.
Drôle, tendue, l'histoire vaut pas son personnage principal, enquêtant alors même que son corps est en pleine décomposition, se faisant embaumer pour moins puer et éviter la désintégration complète, et décrivant toute l'affaire pour le lecteur de ce ton désabusé qu'on associe aux détective de romans noirs.

The Ghoul met en scène une énorme goule travaillant pour la version surnaturelle du FBI. Ici, c'est de femme immortelle qu'il s'agit. Plus décousue, dilatoire presque, elle fait le boulot, sans donner beaucoup plus.

Doc Macabre, enfin, a pour héros un adolescent surdoué qui lutte grâce aux gadgets technologiques qu'il a inventé contre des esprits impliqués à leur corps défendant dans une arnaque immobilière. Mêmes qualités et même défauts que la précédente.

Alors, on dira que le dessin de Wrightson est vraiment beau, que la première histoire possède toutes les qualités d'humour noir qu'on trouvait avec plaisir dans les House of Mystery et autres House of Secrets, mais que les deux autres histoires sont finalement assez quelconques.
Une déception globale donc, nonobstant le premier tiers.

The Monstrous Collection, Niles, Wrightson

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