Something is Killing the Children t1, Tynion IV, Dell’Edera, Muerto

Juste quelques mots (et cette fois vraiment pas plus) sur le TPB 1 du Something is Killing the Children de l’énorme James Tynion IV, illustré par Dell’Edera et Muerto. Commençons par donner le résumé éditeur : Lorsque les enfants de la petite ville d'Archer's Peak se mettent à disparaître les uns après les autres - certains sans laisser la moindre trace, d'autres dans des circonstances extrêmement violentes - la peur, la colère et la suspicion envahissent l'entourage des victimes et laissent la police locale dans le plus grand désarroi. Aussi, quand le jeune James, seul témoin oculaire du massacre de ses trois camarades, sort de son mutisme pour parler de créatures terrifiantes vivant dans la pénombre, le coupable semble tout trouvé. Son seul espoir viendra d'une étrange inconnue, Erica Slaughter, tueuse de monstres capable de voir l'impensable, ce que l'inconscient des adultes a depuis longtemps préférer occulter. Something is Killing the Children est l’

Zen and the Art of Starship Maintenance - Tobias S. Buckell


"Zen and the Art of Starship Maintenance" est une nouvelle SF de Tobias S. Buckell, nominée pour le Theodore Sturgeon Award 2018.

Très librement inspirée du Zen and the Art of Motorcycle Maintenance: An Inquiry into Values, de Robert M. Pirsig, la nouvelle raconte un immédiat après-guerre par la bouche d'un robot de maintenance qui découvre un humain important, ex-ennemi vaincu, sur la coque de son vaisseau, le With all Sincerity. Tenu par les lois locales de la robotique, il ne peut le dénoncer, ce qui ne l'empêchera pas de trouver une solution élégante pour punir le chef de guerre sans violer la règle qui s'impose à lui.

Scénaristiquement c'est à peu près tout (le texte est court). Mais que de sense of wonder dans ces quelques pages ! Des flottes spatiales en conflit plus massives que des planètes, des milliards d’habitants dans un colossal vaisseau qui est leur unique biotope, des consciences numérisées dans des robots (c'est le cas du narrateur), des IA géantes – pérennes pour le pilotage de la flotte ou ad hoc pour le conseil philosophique –, des nanos-combattants en grand nombre, des communications par flux étroit à n'en plus finir, des trous noirs imposant leurs effets spatio-temporels.

Ce monde, juste entrevu, dans lequel la galaxie est le terrain de jeu et où toute une vie numérique consciente et désirante côtoie les formes biologiques, est fascinant. On se prend à souhaiter qu'une histoire plus grande dans cet univers même soit offerte à ce robot sans nom qui ne répond qu'à une adresse IP.

Zen and the Art of Starship Maintenance, Tobias S. Buckell

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