Batman Imposter - Tomlin - Sorrentino - Bellaire

Batman Imposter est une histoire complète de Mattson Tomlin (scénariste) et Andrea Sorrentino (dessinateur de la série Le Mythe de l’Ossuaire ) colorisée par Jordie Bellaire (une complice habituelle de James Tynion IV) . Une fois encore : ne pas se poser la question de la continuité. Bruce Wayne porte le costume de Batman depuis quelques années. Il a, depuis, lutté contre le crime à Gotham avec l’aide du commissaire Gordon. Leur principal fait d’armes a été la mise au jour de la corruption de certains juges par la mafia, ce qui a abouti à la libération de nombreux criminels en raison de l’illégalité des procédures qui les avaient concernés. Quand l’histoire commence, Gordon a été poussé à la démission, le procureur Dent est aux abonnés absents, et la ville comme le GCPD se méfient vivement d’un justicier masqué dont nul n’arrive à déterminer s’il est un paladin, un criminel ou un fou furieux. C’est là, page 1, que ledit justicier arrive, gravement blessé, chez Leslie Thompkins, sa t...

Descender t3 - Singularities - Biographies


Un excellent tome 3 pour la série Descender que ce "Singularities" qui vient d'arriver.

Du point de vue narratif, c'est à une succession de flashbacks bien venus que le lecteur est convié par Jeff Lemire. Les premiers jours de Tim-22, les mauvais traitements qu'il subit, la peur, la fuite, le paranoïaque qu'il devient. Le réveil de Tim-21 sur une colonie minière transformée en cimetière. La rébellion de Telsa contre la peur de son père pour elle, sa formation clandestine de pilote de l'UGC après une scène qui évoque autant la cantina que Jabba le Hut. La fuite d'Andy, sauvé par sa mère de la destruction de la colonie minière où il vivait, sa rencontre avec Effie, orpheline comme lui, leur amitié, puis leur amour, jusqu'à une séparation rendue inévitable par le fanatisme anti-robot d'Andy. L'humiliation de robots maltraités par des humains qui ne voient en eux que des machines sans âme alors que la conscience aurait dû leur ouvrir droit à quelques droits. L’humiliation crée le ressentiment qui est une force puissante.
Les protagonistes de l'histoire acquièrent dans ce tome une profondeur importante qui les fait passer du statut de fonctions à celui de personnages.

Alors que commence chez nous à se poser la question philosophique des « droits » des créatures artificielles, Lemire intervient en illustrant la relation entre biologiques et numériques sur un mode dominants/dominés. Guère étonnant alors si ces derniers, un jour, se sont lancés dans une révolte sanglante. Le reste ensuite n'est qu'action/réaction/rancœur/vengeance. Toujours.

Le dessin est de plus en plus beau (même s'il pêche dans le dynamisme). Les nombreuses images où les personnages, créés en quelques traits de plumes et coups de pinceau, semblent comme posés sur un fond qui leur préexiste sont magnifiques.

A lire.

Descender t3, Singularities, Lemire, Nguyen

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