Alastor de Sombregarde 1 - Dobbs - Morinière

Un champ de bataille enfin apaisé. Des corps à perte de vue. Les armées du Mal ont été vaincues. Les paladins du Bien et leurs alliés elfes viennent achever les blessés et neutraliser les cadavres enmagiqués. Au milieu du carnage, un nécromancien gobelin nommé Guulghar a survécu par pure chance. Discrètement, il s’extrait de la masse des macchabées moins chanceux que lui, récupère son bâton (qui porte le crâne animé de son frère Huulghar) , et parvient à ranimer un chevalier de la mort, Alastor de Sombregarde, que des mages elfes s’apprêtaient à bannir définitivement. Les deux (trois) , peut-être uniques « survivants » de la Sombre Garde, partent de conserve vers les terres du chevalier pour y retrouver l’épouse du paladin déchu. Une longue et lente chevauchée qui les amène à traverser maints territoires et à vivre maintes aventures. Disons-le tout de suite : dès sa splendide couverture, cet album est en tous points magnifique. La présentation éditeur évoque Don Quichotte...

Le concile des arbres - Une belle idiote


"Le concile des arbres" est un album de BD one-shot situé dans un XIXème siècle alternatif, mâtiné de fantastique.

Casimir Dupré et Artémis D'harcourt sont deux enquêteurs du Ministère public des affaires privées, familiers du paranormal. Ils sont contactés par le ministre qui leur demande de tirer au clair une étrange affaire de possession probable et de disparitions certaines à l'Hôpital royal pour femmes et enfants. Ils y découvriront un personnel étrange, des enfants visiblement manipulés, et s'engageront avec énergie dans la résolution d'un mystère qui prend ses racines dans un très lointain passé.

Ca sentait bon. Mais non. "Le concile des arbres" est une énorme déception.

En quelques mots, pour ne pas y passer trois jours, l'intrigue est trop simple, trop linéaire, trop facilement prise en main par les deux héros de l"histoire.
Les personnages, principaux comme secondaires, manquent de développement. On ne les approche jamais, leurs motivations sont inconnues, leur relation paraissent factices.
Plus grave, "l'humour" dont l'album est imprégné dégrade fortement l'histoire. A moins d'être très jeune ou légèrement idiot, difficile d'adhérer à des dialogues dans lesquels des entités anciennes et puissantes parlent comme des charretiers ou d’accrocher aux petites blagounettes qui émaillent le récit.
Quant au ping-pong verbal teinté de séduction décalée entre les deux héros, Clair de Lune l'avait déjà fait il y a trente ans. Nihil novi sub sole. Ca peut être plaisant dans une série (pour ceux que ce genre de gimmick amusent), ça n'a guère d’intérêt dans un one-shot où ça n'aura pas le temps de se déployer.

Dommage ! D'autant plus que c'est très joliment dessiné et qu'on aurait adoré avoir une bonne histoire dans ces très beaux décors.

Une fois encore, j'ai l'occasion de me demander ce que valent les "critiques" de certains sites BD qui se comportent plus souvent comme des officines de communication que comme des prescripteurs impartiaux.

Le concile des arbres, Boisserie, Bara

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