Madeleine, Résistante tome 4 - Morvan - Bertail - Riffaud

Grand format d'image pour grande femme Suite et fin de la série Madeleine, Résistante, de Bertail et Morvan, guidés et éclairés par les souvenirs de Madeline Riffaud. On a déjà tout dit de la personnalité et du courage de la très jeune femme qui entra dans la Résistance à l’âge de 18 ans et participa à toutes les missions et à tous les combats des FTP dans et autour de Paris. Ce qu’on n’avait pas encore dit, car ce n’était pas arrivé, c’est que Madeleine Riffaud, qui avait échappé tant de fois à la mort, s’est éteinte le 6 novembre 2024 à l’âge de 100 ans, peu après la sortie du troisième tome de ses mémoires de Résistance. Elle n’aura donc pas vu ce tome 4 dont je te parle ici, lecteur, mais elle avait déjà donné assez de matériel à JD Morvan pour qu’il puisse finir seul de narrer une épopée que, jusqu’aux derniers instants de sa vie, elle avait voulue modeste. C’est la bataille pour la libération de Paris en 44 qui est racontée dans ce tome 4 . Une bataille qui vit mourir nombre...

Dessous - Bones - Que fait Mr Seguin ?


"Dessous, La montagne des morts", de Bones (?!?), est le premier tome d’une trilogie BD fantastique sur fond de Grande Guerre. Il est sensé pouvoir se lire en one-shot. Et il m’a honnêtement très déçu.

Je pensais ne pas le chroniquer pour ne pas ajouter le temps de la chronique à celui, décevant, de la lecture. Mais, je lis ici et là des chroniques positives (dans ce style inénarrable de certains qui font des défauts des demi-qualités ou des points négligeables), et il me semble donc important de fournir aux lecteurs éventuels un autre son de cloche. Charge à eux ensuite de faire à leur guise.

D’abord, sur l’aspect one-shot, il y a une fin certes, mais c’est clairement un tome d’exposition (et où beaucoup de pages servent à exposer bien peu de faits), pas du tout un one-shot. Si c’est utilisé comme argument de vente, c’est fallacieux. Ne pas acheter si on n’a pas l’intention de poursuivre !

D’autre part, l’album en lui-même n’est guère satisfaisant (que ce soit en one-shot ou pas). Voyons pourquoi.

1916, Argonne. En investissant une tranchée allemande silencieuse depuis plusieurs jours, les soldats français tombent sur un charnier dans lequel vivent des monstres – comment les appeler autrement – dont on comprend qu'ils furent des soldats humains, avant d’être « habités » par d’étranges créatures qui les ont transformés et les contrôlent sous l’impulsion centrale d’un genre de Shub-Niggurath (Ïa Ïa la Chèvre Noire aux Mille Chevreaux) souterrain. Chefs allemands et chefs français se demandent si cette « chose » peut être militarisée et l'espèrent fortement. Tous s’activent donc dans ce but, négligeant l’agenda, sûrement différent, d’une entité très ancienne qui - dans quel but inconnu ? - tente les hommes par télépathie.

On est ici entre The Thing et Cthulhu, en plein milieu de la Grande Conflagration. J’aime ces trois univers. J’aurais du apprécier.
Hélas, l’histoire est terriblement simple, atrocement linéaire et prévisible, et nonobstant pas toujours claire dans les enchainements des dialogues ou des actions. Les personnages ne sont pas plus épais que du papier à cigarette. Quant à la Grande Guerre, elle est un décor, et guère plus.
Les dessins ne sont pas plaisants (sauf à considérer que, dès que c’est sombre ça évoque 14-18 et/ou le fantastique), et surtout leur imprécision, pour les visages en particulier, ne contribuent pas la clarté du récit. Et je ne parle pas des pages entières de dialogues en allemand non traduit.
Sur la Grande Guerre, il y a bien mieux à lire, notamment en BD. On en trouvera en suivant le tag 14-18 en bas de cette chronique.

Dessous, La montagne des morts, Bones

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