Corum t1 - Chauvel - Merli

Corum – ou, pour être précis, le prince Corum Jhaelen Irsei – est l’une des incarnations du Champion Eternel , dont la plus célèbre est Elric de Melniboné . Créés par Michael Moorcock entre les années 60 et 70, ces Champions participent tous, sous leurs différentes manifestations et parfois à leur corps défendant, à la lutte permanente qui oppose la Loi (ordonnatrice) au Chaos (créateur) . Corum est un Vadagh, membre d'un peuple civilisé et paisible. Etrangers à la violence, ces esthètes ignorent l’art du combat et consacrent leur vie à des activités pacifiques telles que la création artistique, la quête du beau, l’exploration des divers plans qui constituent le Multivers. Mélancoliques, en déclin lent, ennemis de personne, les Vadaghs sont en voie d’extermination par les Mabdens (des nouveaux-venus humains, querelleurs et cruels là où les Vadaghs ressemblent à des elfes qui auraient abandonné la guerre) . Hélas pour eux, les Vadaghs avaient oublié, ou n’avaient jamais su, qu’on n...

Dessous - Bones - Que fait Mr Seguin ?


"Dessous, La montagne des morts", de Bones (?!?), est le premier tome d’une trilogie BD fantastique sur fond de Grande Guerre. Il est sensé pouvoir se lire en one-shot. Et il m’a honnêtement très déçu.

Je pensais ne pas le chroniquer pour ne pas ajouter le temps de la chronique à celui, décevant, de la lecture. Mais, je lis ici et là des chroniques positives (dans ce style inénarrable de certains qui font des défauts des demi-qualités ou des points négligeables), et il me semble donc important de fournir aux lecteurs éventuels un autre son de cloche. Charge à eux ensuite de faire à leur guise.

D’abord, sur l’aspect one-shot, il y a une fin certes, mais c’est clairement un tome d’exposition (et où beaucoup de pages servent à exposer bien peu de faits), pas du tout un one-shot. Si c’est utilisé comme argument de vente, c’est fallacieux. Ne pas acheter si on n’a pas l’intention de poursuivre !

D’autre part, l’album en lui-même n’est guère satisfaisant (que ce soit en one-shot ou pas). Voyons pourquoi.

1916, Argonne. En investissant une tranchée allemande silencieuse depuis plusieurs jours, les soldats français tombent sur un charnier dans lequel vivent des monstres – comment les appeler autrement – dont on comprend qu'ils furent des soldats humains, avant d’être « habités » par d’étranges créatures qui les ont transformés et les contrôlent sous l’impulsion centrale d’un genre de Shub-Niggurath (Ïa Ïa la Chèvre Noire aux Mille Chevreaux) souterrain. Chefs allemands et chefs français se demandent si cette « chose » peut être militarisée et l'espèrent fortement. Tous s’activent donc dans ce but, négligeant l’agenda, sûrement différent, d’une entité très ancienne qui - dans quel but inconnu ? - tente les hommes par télépathie.

On est ici entre The Thing et Cthulhu, en plein milieu de la Grande Conflagration. J’aime ces trois univers. J’aurais du apprécier.
Hélas, l’histoire est terriblement simple, atrocement linéaire et prévisible, et nonobstant pas toujours claire dans les enchainements des dialogues ou des actions. Les personnages ne sont pas plus épais que du papier à cigarette. Quant à la Grande Guerre, elle est un décor, et guère plus.
Les dessins ne sont pas plaisants (sauf à considérer que, dès que c’est sombre ça évoque 14-18 et/ou le fantastique), et surtout leur imprécision, pour les visages en particulier, ne contribuent pas la clarté du récit. Et je ne parle pas des pages entières de dialogues en allemand non traduit.
Sur la Grande Guerre, il y a bien mieux à lire, notamment en BD. On en trouvera en suivant le tag 14-18 en bas de cette chronique.

Dessous, La montagne des morts, Bones

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