Conan Le dieu dans le sarcophage - Headline - Civiello

Juste un petit mot de rien du tout parce qu'il ne faudrait pas que chroniquer Conan en BD devienne une habitude . " Le dieu dans le sarcophage " est le onzième volume des adaptations de Conan en BD chez Glénat. " Le dieu dans le sarcophage " est l'une des toutes premières nouvelles de Howard mettant en scène le personnage du Cimmérien. Après quelques éléments de background sur les civilisations maléfiques qui précédèrent dans l'Histoire le très inquiétant royaume de Stygie, on y voit un Conan engagé par un noble pour voler une coupe de grande valeur dans le trésor d'un riche collectionneur. Catastrophe, quand le barbare arrive sur les lieux de son forfait à venir il tombe sur le cadavre du collectionneur, et sur un garde qui le met en joue avec son arbalète. Catastrophe bis, arrivent sur ces entrefaites le chef du conseil inquisitorial de la ville, Demetrius, accompagné du brutal Dionus, chef des pandores locaux, et de quelques gardes armés. Arrivé s

Starve - Brian Wood - Cauchemar dans la cuisine mondiale


Gavin Cruikshank. 55 ans. Homosexuel refoulé. Alcoolique. Drogué.
Gavin est aussi un chef internationalement connu et le créateur de Starve, la plus prestigieuse des émissions type Masterchef.
Mais ça c’était avant, aujourd’hui il n’en reste rien. Loin des fourneaux et des paillettes, jour après jour tous identiques, Gavin s’étourdit en Asie pour s’oublier lui-même.
Sauf qu’on revient le chercher ; il doit faire les huit dernières émissions de la saison.

"Starve" est une très bonne surprise.
Rien à voir avec Chew ici. Pas de paranormal, pas d’enquête. En revanche, un monde très dystopique qui combine bouleversement climatique, extinction massive des espèces et creusement abyssal des inégalités mondiales. Pas si incroyable que ça donc. Hélas !
Même le jeu télévisé de Gavin, d’abord plutôt sage, a été transformé par son successeur en une sorte de monstre, succession d’épreuves plus délirantes les unes que les autres qui doivent de moins en moins à la cuisine pure et de plus en plus à la volonté de faire du spectaculaire tout en régalant un jury de personnalités qui peut ainsi sans vergogne étaler son privilège sous les yeux énamourés de millions de téléspectateurs.

Pour retrouver une image de lui-même qui lui plaise, pour nouer un lien avec sa grande fille, pour faire la paix avec sa (toujours) femme qui le hait, Gavin accepte les épreuves imposées par un programme devenu fou, et ploie sans craquer sous les assauts meurtriers de ses ennemis véritables qui veulent plus que son humiliation, sa mort.

Dur, réaliste, nanti d’un world-building et d’un character-building de grande qualité, "Starve" ne peut pâtir que de graphismes assez laids à mon goût. On peut au moins trouver qu’ils sont plutôt sombres ce qui colle bien à l’ambiance du monde comme de l’histoire.

Une lecture à recommander donc, et pas seulement aux fans de compétitions culinaires.

Starve TPB 1, Wood, Zezelj, Stewart

Commentaires