Corum t1 - Chauvel - Merli

Corum – ou, pour être précis, le prince Corum Jhaelen Irsei – est l’une des incarnations du Champion Eternel , dont la plus célèbre est Elric de Melniboné . Créés par Michael Moorcock entre les années 60 et 70, ces Champions participent tous, sous leurs différentes manifestations et parfois à leur corps défendant, à la lutte permanente qui oppose la Loi (ordonnatrice) au Chaos (créateur) . Corum est un Vadagh, membre d'un peuple civilisé et paisible. Etrangers à la violence, ces esthètes ignorent l’art du combat et consacrent leur vie à des activités pacifiques telles que la création artistique, la quête du beau, l’exploration des divers plans qui constituent le Multivers. Mélancoliques, en déclin lent, ennemis de personne, les Vadaghs sont en voie d’extermination par les Mabdens (des nouveaux-venus humains, querelleurs et cruels là où les Vadaghs ressemblent à des elfes qui auraient abandonné la guerre) . Hélas pour eux, les Vadaghs avaient oublié, ou n’avaient jamais su, qu’on n...

Le monde assoupi


Sortie du tome 2 du Monde Perdu, adaptation de Conan Doyle par Bec, Salvatori, Faina.
Après un premier tome d’exposition, entrée dans le vif du sujet : l’exploration du monde perdu peuplé de dinosaures découvert à la fin du premier tome. Hélas, si de sujet il y a bien, de vif on ne trouve guère.

Suivant assez fidèlement le récit de Conan Doyle, Bec envoie ses personnages à la découverte du Monde Perdu.
L’opposition entre Challenger (l’innovateur qui croit aux dinosaures) et Summerlee (l’académique qui n’y croit pas) culmine puis se calme avec la conversion inévitable de Summerlee à la réalité de ce qu’il a sous les yeux. L’expédition manque cruellement d’eau ce qui l’amène à bouger jusqu’à découvrir un lac que l’amoureux transi Ned Malone nommera Lac Gladys du nom de la femme pour qui il s’est lancé dans cette périlleuse aventure. Les explorateurs découvrent des herbivores, puis des carnivores, puis des insectes géants, et même un scorpion géant. Il sont un peu attaqués mais pas trop, même si Summerlee finit par être gravement blessé par un ptérodactyle (son pronostic vital ne semble pas réservé néanmoins). Le camp des aventuriers est détruit par un saurien. Il semble que des humanoïdes rodent et se cachent.

Problème : cela vient-il de la narration de Conan Doyle ou de celle de Bec, je l’ignore, mais on ne ressent jamais ni émerveillement ni stress à la lecture de cet album. Les planches s’enchainent sans provoquer grande émotion, et, le sujet étant ce qu'il est, c'est un comble. Jurassic Park est passé par là, des dinosaures on en a déjà vus, et Bec, qui sait d’habitude créer la tension comme peu d’auteurs BD, aurait peut-être dû s’écarter plus du récit de Conan Doyle, écrit à une époque où on s’émouvait de peu.
Le traitement différentiel de Manuel, le guide indien, par les deux professeurs est finalement, dans son réalisme certain et regrettable, l’élément qui accroche le plus l’attention.

Le dessin n’aide guère. Faina et Salvatori proposent une ligne claire honnête mais sans brio, desservie par une colorisation extrêmement plate. Quelques belles planches larges néanmoins.

Le monde perdu t2, Bec, Faina, Salvatori

Commentaires

Baroona a dit…
Ça semble en tout cas coller avec l'impression que donne le roman de Conan Doyle. C'est d'un autre temps.
Gromovar a dit…
Peut-être que si les trois tomes (3ème à venir) avaient été réunis en un, l'ensemble aurait pu coller mais là, avec le délai entre les parutions, c'est trop long pour trop peu.