Wolf Worm - T. Kingfisher

1899, Caroline du Nord. Sonia Wilson arrive à la gare de Siler - « le pays du mondialement célèbre Lapin de Chatham » . Après la mort de son père, avec qui elle vivait, cette femme célibataire vient prendre un emploi chez le Dr Halder, un naturaliste comme son défunt père. Différence notable entre les deux : le père Wilson inventoriait les végétaux quand le Dr Halder s’occupe, lui, d’insectes. Dans la maison isolée où elle va dorénavant vivre et travailler, elle découvre un tout petit monde composé d’une gouvernante, de son mari, d’une jeune domestique, et surtout du très désagréable Dr Halder. Autour, quelques rares voisins (dont un paraît cinglé) , et quelques paroissiens côtoyés à l’office du dimanche. C’est tout. C’est peu. Et comme si ça ne suffisait pas, Sonia réalise vite que quelque chose (quoi au juste ?) n’est pas normal. Wolf Worm est le dernier roman de T. Kingfisher . C’est un Southern Gothic  réussi, à condition d’atteindre une assez forte suspension d’inc...

Déluge de feu


Sortie du tome 11 de la série-fleuve Prométhée de Bec et Raffaele, intitulé "Le treizième jour".

Le treizième jour depuis le début des évènements qui menacent l’humanité est arrivé. La pire des craintes se réalise, l’invasion extraterrestre commence. Hélas, elle ne vient pas d’où on l’attendait, déjouant ainsi les dérisoires préparatifs des gouvernements mondiaux. On pressentait une défaite, c’est à une débâcle qu’on assiste. On peut se demander s’il restera, même à court terme, quelque chose de la race humaine.

"Le treizième jour" est l’album de l’invasion et de l’écrasement humain. Peu de texte, beaucoup de planches qui promènent le lecteur aux quatre coins du monde et lui montrent les horreurs d’une guerre perdue avant même d’avoir commencé. Cet épisode glace sur papier les scènes d’invasion alien dont le lecteur est familier s’il a vu Independance Day ou La guerre des mondes (ou Mars Attacks pour les pacifistes illuminés). Soucoupes en grand nombre dans les airs, marcheurs robotisés au sol, rayons de la mort, tuant civils et militaires, détruisant monuments et villes, anéantissant comme on flytoxe des insectes les quelques avions de combat à même de prendre l’air. Les lunettes antipodiques dont sont équipés les fantassins américains semblent fonctionner mais que peuvent ces quelques goons, si valeureux soient-ils, face à une telle armada ?

Tout est perdu, sauf si les quatre hommes revenus par la Porte de Thanatos parviennent à trouver une solution, peut-être grâce à un paradoxe temporel, ou si le président français (et oui !), passager d'un Mirage F1 armé, accomplit une action d'éclat. L’avenir (c’est à dire le tome 12) le dira.

Un album à grand spectacle donc, qui rappelle dans le fond le tome 8 de Murena, La revanche des cendres, décrivant l’incendie de Rome. Il en a les qualités spectaculaires – le lecteur en prend plein la vue - et le défaut de ne pas faire vraiment avancer l’histoire.
L’attente recommence.

Prométhée t11, Le treizième jour, Bec, Raffaele

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