De boue et de bois - Olivier Caruso in Bifrost 122

Dans le Bifrost 122, il y a aussi  une nouvelle absolument stupéfiante d'Olivier Caruso. « La chercheuse, surprise, observe le spécimen dans la cave : il mange un porte-bouteille » . C'est sur cet incipit digne des premières phrases du Vieil homme et la guerre , de John Scalzi, que s'ouvre  De boue et de bois , un texte de 24 pages d'une richesse insigne. Epoque victorienne. Angleterre. La chercheuse vit seule avec une domestique dans sa grande maison de famille. Près d'elle, dissimulé, le « spécimen » . Il se nourrit de bois et dit bientôt ses premiers mots !!! Qu'est-il ? D'où vient-il ? Qui sont ces gens ? Quelle est l'histoire de cette femme et de cette famille ? Comment tout cela s'insère-t-il dans l'histoire britannique ? Et en quoi la transforme-t-il ? Ce sont quelques questions, il y en a d'autres dans cette riche nouvelle. On y croise, dans ce qui semblait être une histoire intime – et l'est assurément –, la théorie de l'évol...

Le demiurge athée


Deuxième recueil de la série Lucifer.

On y trouve les numéros #14 à #28 du comics et le surgeon “ Lucifer : Nirvana ”.

Les fils lancés dans le premier recueil continuent à se dérouler ici, et on comprend que le volume précédent mettait simplement en branle des évènements dont la conclusion restait à venir.

Dans des styles, graphiques autant que narratifs, très différents, on voit la tentative de Lucifer pour créer avec succès un univers libéré de la foi, on découvre les projets d'une race démoniaque humiliée, celle des Lilim, pour restaurer sa dignité, on apprend bien des choses sur l'aristocratie de l'enfer et les complots qui l'agitent, on est témoin du plan fou du Basanos pour voler son bien - sa Création - à Lucifer avec l'aide d'anciens ennemis de l'ange déchu, et j'en oublie.

On retrouve aussi longuement l’attendrissante Elaine Belloc, dont le courage et la force d'âme font un personnage clé de la série, tant dans le déroulement de faits que dans l’attention du lecteur. Bon sang ne saurait mentir ; Elaine en est la preuve vivante.

Les enjeux montent énormément dans ce volume car ce dont il s'agit c'est de la domination sur un univers entier. Inévitablement, mondes et vies innocentes sont les dommages collatéraux de l'inimitié entre Puissances. Beaucoup d'action donc, de tour et détours, de rebondissements, mais on s'éloigne des personnages.

L'amplitude de la confrontation cosmique augmente autant qu'il est possible dans ce Livre 2, avec la même conséquence que dans les sagas cosmiques Marvel, une certaine perte de substance des personnages. Dommage, la série s'en banalise. Reste Elaine Belloc. Et un bonne décharge d'adrénaline.

Lucifer Book Two, Carey et al.

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