Le Dernier fils des dieux - Jean Baret

De Jean Baret on avait lu l'impressionnante trilogie Trademark et le surprenant Monde de Julia (avec Ugo Bellagamba) . Il était difficile de faire mieux ; ce n'est hélas pas le cas avec ce court roman un peu décevant dans sa forme. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 123, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : À l’aube de l’effondrement des sociétés humaines mondialisées, un journaliste reçoit un étrange carnet, journal intime d’un jeune homme, héritier d’une fortune sans commune mesure et retenu contre son gré par un colosse silencieux dans une prison de béton. Au fil des pages, il découvre la vie de débauche et l’arrogance de cette frange de la population qui agit comme les nouveaux dieux ; quelques-uns organisent par ennui, au sein d’un mystérieux club, des actions absurdes provoquant des désordres interna...

Victime et bourreau


Sortie du tome 2 de la série Deepwater Prison, de Bec et Raffaele.

Dans la prison sous-marine (le terme de bagne ou d’enfer serait plus approprié tant la violence est grande entre matons et détenus ou entre détenus eux-mêmes), les prisonniers singularisés par Bec préparent leur évasion. Elle nécessite de nombreuses faveurs, notamment sexuelles, à offrir à des gardiens qui sont de véritables ordures, guère meilleurs que ceux qu’ils gardent. L’instinct de survie pousse les comploteurs à abandonner toute considération morale afin de permettre l’avancement de leur projet. On peut les comprendre, même s’ils en deviennent peu ragoutants, à fortiori quand on se souvient que certains sont là, justement, pour avoir, naguère, obéi à leur morale.

Parallèlement, l’enquête sur l’accident de la plateforme pétrolière progresse, en dépit des manipulations de la multinationale pour dissimuler ses négligences. On comprend vite que cela pourrait aller jusqu’au meurtre, si nécessaire. La pieuvre Prometheus-Oil étend ses tentacules même au fond de l’océan. Elaine Rosenberg, la présidente de la commission environnementale l’ignore encore, mais elle est en grand danger.

Et dehors, dans l’eau glaciale, des monstres marins de plus en plus présents menacent la sécurité des hommes qui travaillent dans les fonds marins. Nul doute qu’ils joueront un rôle quand le chaos se déclenchera.

Bien peu de motifs d’être rasséréné donc alors que la prison et les hommes qui l’occupent semblent filer à grande vitesse vers un moment de vérité qui prendra, à n’en pas douter, la forme d’un cataclysme d’où tous ne sortiront pas vivants.
L’histoire n’intrigue guère, mais elle inquiète et révolte. Le dessin de Raffaele est adapté à la teneur du récit. Il fait le boulot.

Deepwater Prison t2, Le Bloc, Bec, Raffaele

Commentaires

chéradénine a dit…
Un dessin magnifique mais une intrigue qui ne s'est pas encore mise en place à la fin du tome 1. On ne croit pas un instant à cette prison qui devrait nécessiter un budget pharaonique pour enfermer des prisonniers, dont certains vont forcément s'évader. Après, comment refuser une lecture gratuite en médiathèque ?
chéradénine a dit…
Je n'ai pas encore lu le tome 2 en fait.
Gromovar a dit…
Que te dire ? Il est vrai que le concept de la prison sous-marine n'a guère de rationalité. Peu importe finalement. L'important est la manière dont l'intrigue se développe. Je n'ai pas les mêmes attentes sur une BD que sur un roman.