Galeux - Stephen Graham Jones

« Le plus profond en l'homme, c'est la peau » écrivit Paul Valéry. Dans la cas du narrateur anonyme du " Galeux " de Stephen Graham Jones ce n'est pas complètement vrai. Car s'il est un jeune garçon passant en 389 pages de l'enfance à l'adolescence tardive, le plus important pour lui est dedans, c'est le loup qui est important. A condition qu'il y ait bien, comme il en rêve, un loup intérieur attendant son heure. " Galeux " est un émouvant roman familial. Le vaste monde du roman est le nôtre. Mais l'essentiel se passe dans le monde du narrateur, l'extérieur n'étant vu que de loin, source de nourriture ou de menace suivant les cas. Dans le petit monde du narrateur il y a sa tante Libby et son oncle Darren. Il y eut aussi son grand-père, que la vieillesse emporte au début du roman, et une mère jamais connue, morte depuis longtemps mais toujours présente dans son esprit. Pour ce qui est d'un père... Une famille incomplè

De rats en serpents


Sortie du tome 2, sobrement intitulé "Muryd", de l’adaptation en BD des Fables de l’Humpur, de Bordage.

Le cadre est posé dans ma première chronique.

L’aventure continue. Véhir, le grogne en fuite, et Tia, la hurle rebelle, continuent leur dangereux périple vers le légendaire Grand Centre, havre des mythiques « Dieux Humains ». En chemin, ils s’adjoignent le ronge Ruogno, une bien peu fiable créature et, après avoir échappé à un esclavage probable, finissent par rejoindre une caravane en partance pour les terres des Siffles. Forgés par l'aventure, des sentiments interdits naissent entre Véhir et Tia. Mais l'affichage de leur rapprochement brise un tabou religieux et manque de provoquer leur assassinat par les caravaniers scandalisés. Sauvés à l’ultime moment, ils poursuivent seuls et entrent enfin, après le peu sûr pays des Ronges, dans l'inquiétante contrée des Siffles.

Pendant ce temps, sur les traces des fuyards, H’Wil, chef violent d’une bande de Hurles, et à qui Tia avait été promise par son père, les poursuit sans relâche, motivé par les maléfiques Groaz qui semblent avoir un projet à long terme, impliquant Tia et H'Wil, connu d’eux seuls mais dont on peut supposer qu’il n’amènera rien de bon.

Le tome s’arrête là. On y a vu grande aventure, nouvelles terres et nouvelles races. A suivre.

L’histoire est toujours bonne - entre longue fable et conte philosophique, l’adaptation toujours réussie. Le dessin garde la qualité qui était la sienne dans le tome précédent. Je regrette seulement la colorisation de Richard, moins vibrante que celle de Vincent.

Les Fables de l’Humpur t2, Muryd, Bordage, Roman, Richard

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